Vigie 

L’ex chef des gendarmes poursuit un Girondin pour deux posts Facebook sur Rémi Fraisse

(Capture d'écran/reporterre.net)

(Capture d’écran/reporterre.net)

[À lire sur Reporterre] « C’est vraiment le pot de terre contre le pot de fer » lâche Stéphane Nouzarède. Cet employé d’une grande surface est dépassé par les événements et il y a de quoi : l’ancien plus haut gradé des gendarmes, Denis Favier, a déposé plainte contre lui. Son tort ? Deux posts délivrés à ses quelques 2800 amis Facebook.

Au départ, cet habitant de Mérignac a été ému par la mort de Rémi Fraisse, tué sur le site du projet (avorté) du barrage de Sivens à la suite d’un jet de grenade. Denis Favier était alors le directeur général de la gendarmerie nationale.

Amende d’un an de salaire

L’enquête piétine, le Défenseur des droits critique

Reporterre, le quotidien de l’écologie, revient aussi sur l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse qui piétine. Ce jeudi le Défenseur des Droits a par ailleurs vertement critiqué le « manque de clarté des instructions données aux militaires » ainsi que les armes utilisées lors de l’intervention policière du 26 octobre 2014 ayant entraîné la mort du militant. Jacques Toubon conclut à une « absence de faute » de la part du gendarme auteur du tir de grenade offensive – information qui a été bien plus relayée que les autres.

Quand ce dernier quitte cette fonctions pour aller pantoufler à la direction de la sûreté du groupe Total, Stéphane Nouzarède laisse exprimer sa colère par deux fois sur Facebook. Il se retrouve poursuivi pour « injure publique envers un fonctionnaire public » et « diffamation publique à l’encontre d’un fonctionnaire public ».

La journaliste Marine Vlahovic – experte sur le dossier de la mort de Rémi Fraisse – dresse son portrait et enquête pour savoir pourquoi et comment cet inconnu va se retrouver sur le banc des accusés du TGI de Bordeaux le 12 janvier, sans avocat pour se défendre.

Entendu par les policiers en septembre, son compte Facebook est depuis bloqué et Denis Favier espère obtenir 13000 euros de dommages et intérêts, soit près d’un an de son maigrelet salaire.

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L'AUTEUR
Xavier Ridon
Xavier Ridon
Rémois, devenu journaliste à Tours, installé à Bordeaux. Bref, file vers le Sud avec un micro et un stylo.
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