Logement étudiant : l’État s’inspire d’un dispositif aquitain
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Logement étudiant : l’État s’inspire d’un dispositif aquitain

actualisé le 08/09/2014 à 23h16

Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche (Wikipedia)

Geneviève Fioraso, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche (Wikipedia)

L’État se porte garant pour les étudiants locataires de moins de 28 ans, boursiers ou non, ainsi que les doctorants et les postdoctorants étrangers, qui disposent de revenus mais qui ne possèdent pas de garantie ou de caution à présenter à leurs bailleurs. En contrepartie, le bénéficiaire doit verser une cotisation équivalant  à  1,5% de son loyer.

Cette mesure annoncée aujourd’hui par Geneviève Fioraso, secrétaire d’état à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, est en vigueur en Aquitaine depuis 2006. Il s’agit de la caution locative étudiante (CLE) initiée par le Conseil régional. Elle a ensuite été expérimentée dans quatre autres régions en 2013 (Nord-Pas-de-Calais, Ile-de-France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côtes d’Azur). L’état a repris l’intégralité du dispositif régional initial, « jusqu’au nom », précise Emilie Coutanceau, l’élue régionale en charge de la jeunesse.

A ce jour, plus de 6000 étudiants aquitains en ont bénéficié. Depuis 2010, la CLE Aquitaine est également accessible aux apprentis, stagiaires de la formation professionnelle, élèves du secteur paramédical et social et postdoctorants. Emilie Coutanceau est satisfaite de voir cette initiative se développer au niveau national :

« C’est un dispositif de bon sens qui rassure les propriétaires et permet aux étudiants d’accéder plus facilement au logement. »

Et avec de bons résultats puisque le ratio entre le montant total des loyers impayés et le volume d’encours garanti ne s’élève qu’à 0,63.

La CLE présentée par la secrétaire d’état concerne tous les étudiants sans garants et est soumise à des plafonds de loyers : 500 € en province, 600 € en Ile-de-France et 700 € à Paris. Selon la secrétaire d’Etat, cette mesure concernerait 180 000 étudiants en France.

L'AUTEUR
Orianne Dupont
Orianne Dupont
Journaliste en presse écrite et pragmatique, toujours à la recherche d'infos visant à améliorer le quotidien des travailleurs, des femmes, des enfants, des Bordelais... et des autres. Bref, en quête perpétuelle du bonheur pour tous !

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