Ruche qui dit oui, Amap : ce qu’en pensent les paysans
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Ruche qui dit oui, Amap : ce qu’en pensent les paysans

actualisé le 04/05/2015 à 09h02

Distribution de la "Ruche qui dit oui" du marché de Lerme, à Bordeaux (DR)

Distribution de la « Ruche qui dit oui » du marché de Lerme, à Bordeaux (DR)

Les Amap (associations pour le maintien de l’agriculture paysanne) critiquent les « Ruche qui dit oui », parce qu’elles margent sur les ventes des producteurs et des consommateurs. Qu’en pensent les paysans et responsables aquitains adhérents à ces circuits courts ? Pour démêler le vrai du faux, jouons à « la Ruche qui dit ni oui ni non ».

Saurez vous répondre à ces quatre questions sur « La Ruche qui dit oui » sans dire « oui » ou « non » ?

Les Amap ont-elles les abeilles contre la « Ruche qui dit oui » ?

La « Ruche » fait-elle son miel sur le dos des petits producteurs ?

La « Ruche qui dit oui » est-elle à la solde du grand capital ?

Les « abeilles » sont-elles des consommateurs qui papillonnent ?

Les Amap ont-elles les abeilles contre la « Ruche qui dit oui » ?
AFFIRMATIF

Paradoxe apparent : c’est un apiculteur de Loire Atlantique qui a décoché le dard le plus venimeux contre les Ruches. Dans un texte diffusé par les Amap, il expliquait que « de nombreux producteurs distribuant en vente directe ont dit “NON” aux sollicitations de la Ruche qui dit oui » (LRQDO) pour cause de « tromperie pour le consommateur », qui « pense acheter en vente directe alors que deux intermédiaires sont rémunérés au passage », et pour « raison éthique », afin de ne pas cautionner une entreprise commerciale.

« Ruches et Amap, kézako ? »
C’EST SIMPLE

La « Ruche qui dit oui » est une entreprise lancée depuis Paris pour mettre en relation consommateurs et petits producteurs (pas obligatoirement bio mais locaux, c’est à dire dans un rayon de 250 kilomètres), via une plateforme de vente en ligne et des « ruches » locales (dirigées par des associations ou de petites sociétés).

Dans une Ruche, les producteurs fixent librement leurs prix de vente, mais ils doivent reverser 8,35 % de leur chiffre d’affaires hors taxes au responsable local de la Ruche pour l’organisation des ventes, et 8,35 % à la Ruche Mama (45 salariés à Paris). Puis livrer leur production deux ou trois jours après la fin des ventes en ligne, s’ils ont suffisamment de commandes.

627 Ruches sont actuellement ouvertes, 139 en construction, représentant plus de 100 000 clients. Après Paris (97 Ruches), l’Aquitaine est la région la mieux pourvue (60 Ruches, dont 7 à Bordeaux).

Les Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) ambitionnent de créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s’engagent à acheter la production à l’année, à un prix équitable, payé par avance (de l’ordre de 15 à 25 euros par panier hebdomadaire). Elles donnent la priorité à l’agriculture bio, certifiée ou non.

Le réseau national revendique plus de 2500 Amap, soit environ 400 000 consommateurs. En Aquitaine, on en dénombrait 165 fin 2013, dont 11 à Bordeaux.

En Aquitaine, on partage ces objections contre les Ruches, comme l’explique à Rue89 Bordeaux Perrine Maynadier, animatrice du réseau Amap régional et du Civam du Béarn (centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) :

« Ces arguments sont aussi mis en avant par celles et ceux de notre réseau qui se sont intéressés de plus près au fonctionnement de LRQDO, suite aux articles de presse parus où la comparaison avec les Amap était systématique : “plus souple que”, “dans la même ligne que”… Mais ils s’affichent comme faisant de la vente directe, ce n’en est pas.

Dans les Amap, l’importance du lien social et de l’action en faveur de l’agriculture – installation, maintien, changement de pratique, préservation de terres agricoles – n’a pas encore son pareil aujourd’hui. La puissance de ce système a permis de développer de façon significative l’alimentation locale de qualité et a grandement contribué à sa reconnaissance dans la société. »

Des Ruches non grata à Alternatiba

La critique a fait tache d’huile puisque les organisateurs d’Alternatiba, l’évènement militant écolo qui s’est déroulé en octobre à Bordeaux, ont voté contre la participation des Ruches. Celles-ci ont même été vilipendées pendant certains débats, notamment par des tenants de la décroissance.

Patrick Papadato, de l’association Pousse la campagne !, qui gère la Ruche du marché de Lerme, à Bordeaux, ne digère pas d’avoir ainsi été « écarté de la fête », décision selon lui « hallucinante » :

« Il faut arrêter cette guéguerre qui ne sert à rien et qui est dérisoire comparé à l’urgence climatique et à la nécessité de changer les comportements des gens. Les circuits courts pèsent 1,5% de la consommation, autant dire rien. Il faut toucher le plus grand nombre, et ce n’est pas en restant entre nous qu’on y parviendra. La Ruche c’est du moyen terme, cela permet de sensibiliser les gens pas assez militants pour aller dans une Amap, et qui le feront peut-être ensuite.

Le but, c’est de contrer la grande distribution et de démontrer que consommer des kiwis des Landes plutôt que de Nouvelle-Zélande, ce n’est pas forcément plus cher, c’est meilleur et qu’on s’y retrouve en terme de santé et d’environnement. En plus une Ruche crée un lieu convivial dans un quartier, tous les quinze jours ou toutes les semaines, au moment des distributions. »

La « Ruche » fait-elle son miel sur le dos des petits producteurs ?
FAUT VOIR

Dans sa lettre ouverte, l’apiculteur fâché contre les Ruches souligne que les fameux 20% prélevés par l’entreprise ne sont pas loin des 27% de marge brute pris en moyenne par les grandes et moyennes surfaces sur un produit alimentaire, mais qui « intègrent la gestion des stocks et du personnel salarié, inexistants dans LRQDO ».

Perrine Maynadier, du réseau Amap Aquitaine, confirme que plusieurs agriculteurs de la région n’ont pas souhaité rejoindre des Ruches pour cette raison :

« Ce sont en particulier ceux qui pratiquent la vente directe par choix depuis de nombreuses années (à la ferme, marché, foire, Amap…) et qui ne souhaitent pas revenir dans un système de marge en dehors de leurs clients plus classiques avec un intermédiaire – des restaurateurs, des cantines ou des épiceries locales et magasins spécialisés. »

La Ruche des Chartrons fait trois distributions par semaine, dont une consacrée aux produits bio, dans un garage de la rue Marsan (DR)

La Ruche des Chartrons fait trois distributions par semaine, dont une consacrée aux produits bio, dans un garage de la rue Marsan (DR)

Le bon coin-coin

C’est le cas de Juliette Prat-Bardiau, qui élève des canards Lou Metche, une race ancienne, à Castillon d’Arthez, dans le Béarn. Elle fait de la vente directe, fournit une épicerie fine à Paris et trois Amap dans son département (les Pyrénées-Atlantique).

« J’ai été contactée par une Ruche qui recherchait des petits producteurs, raconte-t-elle. Mais quand on m’a parlé des prélèvements, ça ne m’a pas intéressée, car on arrive à 20% toutes taxes comprises. Et on nous a mis en garde sur le fait que si on répercutait trop sur nos prix, on ne vendrait pas. Surtout, nous on apprécie le contact avec les gens, et on tient à garder le contrôle sur notre fichier clients.

Par ailleurs, avec 1400 canards, je n’ai pas assez de produits pour les trois Amap avec lesquelles je travaille. Et j’ai de bonnes relations avec les “amapiens”, ils ont une éthique et sont à notre écoute. S’il y a un problème, on peut débattre avec eux d’augmenter les prix. Si j’avais une envergure plus importante, peut-être irais-je dans une Ruche. »

Grâce aux 9 hectares de son exploitation familiale en Dordogne, Luc Alberti, maraîcher en Dordogne, alimente par exemple en légumes 10 Ruches, dont plusieurs sur Bordeaux, soit 150 à 200 paniers. Cela représente 20% de son chiffre d’affaires – la majorité est vendue directement à la ferme, environ 25% moins cher qu’en Ruche.

« Et encore, je n’ai pas répercuté tous les coûts, glisse le maraîcher. Quand j’ai commencé en livrant 30 paniers, ce n’était pas rentable. Maintenant, il y a plus de Ruches, et elles sont plus importantes, cela vaut le coup. »

Sortir du productivisme

Cela finance en partie la transition entamée par Luc Alberti.

« Depuis que j’ai repris la ferme de mes parents, je m’oriente vers la vente directe. Et j’ai limité la production pour avoir moins de traitements à faire. Je n’ai pas de gros rendements car je ne mets pas de désherbants ni d’insecticides, on arrache les mauvaises herbes à la main. J’ai donc dû augmenter les prix sinon on allait disparaître. Pourtant, c’est difficile de faire accepter aux gens de payer le bon prix pour manger de bons produits. On m’a même traité de voleur alors qu’on a des salaires de misère ! Du coup je ne passe pas en bio, car je devrais encore élever mes tarifs, et je perdrais la moitié de ma clientèle. Je veux aussi pouvoir traiter pour sauver ma récolte en cas de pépin. »

Pour Patrick Papadato, de la Ruche du marché de Lerme, à Bordeaux, « l’intérêt de la Ruche, c’est d’aider les agriculteurs à changer leur mode de fonctionnement. Certains étaient dans une machinerie productiviste pour satisfaire le plus de monde possible. Les éleveurs de volaille de la Font-des-Loges à Générac (Gironde), par exemple, tuaient jusqu’à 1200 bêtes par semaine pour livrer la grande distribution. Maintenant, ils sont passés à 400 ».

« On travaillait 7 jours sur 7 et on a décidé d’arrêter de livrer les volaillers de Carrefour, avec qui tout se passait bien, pour se libérer le dimanche, explique Olivier Porteaud, propriétaire de cette ferme près de Blaye. On est désormais à 60% en vente directe, dont la moitié pour livrer 12 Ruches. Cela demande de s’investir, de passer plus de temps avec les clients. Mais c’est convivial, et cela permet aussi de se retrouver avec d’autres agriculteurs, et de mutualiser les transports. Avec ceux rencontrés à la Ruche, on a même créé chez nous un marché de producteurs locaux ».

Quant aux marges, alors que Carrefour prenait 30% sur ses volailles, Olivier Porteaud juge que les 20% des Ruches sont « un maximum à ne pas dépasser ».

« Bioruche » ou « requins »

L’expérience de François Araujo semble aussi montrer que les Ruches ne sont pas toujours adaptées aux petits producteurs. Ce maraîcher bio à Baurech et Tabanac (Gironde), récemment installé sur 1,5 hectare, a déjà testé plusieurs formules de circuits courts. Associé à deux autres petits exploitants de l’Entre-Deux-Mers, il privilégie les Amap et la vente directe sur les marchés, notamment celui des Chartrons. En revanche, un de ses camarades, approché par plusieurs Ruches, a refusé de travailler avec elles :

« Quand on lui a expliqué le système de commission prélevée sur le chiffre d’affaires, il a dit “pas question, ce sont des requins”, rapporte François Araujo. Il n’est pas prêt à lâcher 20%, car la comptable nous a affirmé que pour nous, petits producteurs, il fallait vendre 100% de notre production en direct. Et c’est compliqué de répercuter 20% sur le prix de vente des fruits et légumes bio, cela peut vite devenir prohibitif. Enfin, ce n’est pas très sécurisant de se retrouver avec une production sur les bras si la vente est annulée deux jours avant (cela se produit lorsqu’un producteur n’atteint pas un certain volume d’achat en ligne, NDLR). »

Le maraîcher bio François Araujo vend dans les Ruches et les Amap et sur des marchés (DR)

Le maraîcher bio François Araujo vend dans les Ruches et les Amap et sur des marchés (DR)

Le maraîcher girondin a tout de même accepté de travailler avec quelques Ruches, « pour payer ses charges ». Il en fait un bilan pour l’instant mitigé :

« Cela dépend des Ruches, affirme François Araujo. Certaines, comme celle de la rue Marsan, à Bordeaux, sont venues nous voir, ont testé mes produits. Maud Cazaux-Pelluchon, son animatrice bénévole, a créé une Bioruche, une des premières de France consacrée aux produits bio (une fois par mois, en plus des deux livraisons habituelles, NDLR). Elle a compris que certains producteurs en agriculture raisonnée mettent du désherbant, comme les autres. Et elle veille à la complémentarité de l’offre des producteurs, pour qu’ils ne se retrouvent pas en concurrence sur une vente. Si les Ruches n’ont pas d’éthique ou de fondement solide, elles ne tiendront pas. C’est pour ça que la plupart des Amap durent.

Pour d’autres responsables de Ruches, où et comment je produis mes légumes, ils s’en foutent. La plupart des gens voient le billet à la fin, et c’est tout. On prenait parfois ma production et mes tisanes pour faire joli et utiliser mon image. Mais je me retrouvais en concurrence sur les ventes avec des maraîchers classiques qui proposent de tout toute l’année, et pour moins cher que moi. Résultat, ils écoulaient pour 500 ou 1000 euros par vente et moi 50 euros, qui ne me payaient même pas le gasoil. Or il faut quand même livrer, distribuer, être présent pour les gens. Je me suis fâché avec certaines Ruches car je me retrouvais à tout faire : où vont donc les 20% ? »

La « Ruche qui dit oui » est-elle à la solde du grand capital ?
PAS VRAIMENT

Les opposants à la « Ruche qui dit oui » se délectent des propos de l’apiculteur Benjamin Guilbault : le propriétaire de la ruche « prend 10% TTC sur le CA réalisé » et 10% TTC vont à « une start-up parisienne qui grossit à vue d’œil (40 salariés, dont les créateurs sont tous diplômés de hautes écoles de commerce) ». Cet argent doit aussi « rémunérer en dividendes les actionnaires de cette entreprise commerciale de plus de 500 ruches qui sont ni plus ni moins que Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr), Christophe Duhamel (co-fondateur du site marmiton.org) ».

Dans les faits, « La Ruche qui dit oui » a réalisé fin octobre 17 millions de chiffre d’affaire, dont 1,3 million de revenus pour Equanum, la société mère (autrement appelée Ruche Mama), et autant pour les responsables de Ruche. A ce stade, l’entreprise, toujours en phase de développement (elle ouvre des antennes à Londres, Berlin, Barcelone…), « n’est toujours pas rentable », indique-t-on à Rue89 Bordeaux depuis le siège parisien.

Aucun dividende n’est donc pour l’instant versé aux trois actionnaires, qui ne détiennent en outre à eux trois que 15,6% de la société. La majorité (60,7%) du capital est détenue par ses trois cofondateurs – Guilhem Chéron, Marc-David Choukroun et Mounir Mahjoubi –, et leur objectif n’est pas de faire du pognon à tout prix, assure le premier cité dans un entretien au magazine Terra Eco :

« Nous avons l’agrément “entreprise de l’économie sociale et solidaire”, qui implique des engagements. Par exemple, l’écart de salaires est limité à une échelle de un à trois, et nous sommes motivés par d’autres objectifs que la recherche de profit. L’entreprise est aussi un outil social. Nous employons 50 personnes en CDI, sans compter les quelque 600 responsables de ruches qui tirent de cette activité un revenu. »

Appoint pour militant locavore

L’argent ne coule toutefois pas non plus à flots du côté des responsables de Ruche : ces « reines » ont dégagé en novembre un revenu moyen de 298 euros, qui varie évidemment beaucoup selon le nombre d’ « abeilles » (les clients). C’est donc plutôt un complément de revenus pour des autoentrepreneurs, des ressources supplémentaires ou un moyen d’influence pour des associations. Celles-ci sont d’ailleurs à l’origine de toutes les Ruches bordelaises, à l’image de la Ruche de l’Assomption, fondée par l’association des parents d’élèves de cette école du boulevard Wilson.

« J’ai lancé une Ruche pour faire découvrir des produits locaux à 30 ou 40 copains, pas pour me salarier, explique Maud Cazaux-Pelluchon, de la Ruche Marsan-Chartrons. Je ne pensais pas répondre à une demande aussi importante (une centaine de paniers à 50 euros pièce en moyenne tous les 15 jours, pour 1594 membres, ce qui en fait la plus grande de Bordeaux, NDLR).

Ce serait parfaitement adapté pour un complément de revenu pour toute personne convaincue et militante de la nécessité du “locavore”, surtout une fois que le travail principal de prospection des producteurs est réalisé. Nous utilisons pour l’instant cet argent pour des dons à des producteurs en difficulté, et nous mettons de côté au cas où l’on doive payer le local qui nous est pour l’instant prêté. Peut-être va-t-on passer à un système me permettant d’être rémunérée. »

Les « abeilles » sont-elles des consommateurs qui papillonnent ?
TOUT A FAIT

C’est un des points sur lesquels se retrouvent les responsables des Ruches et des Amap : elles n’ont pas tout à fait le même public.

« Les fonctionnement sont différents, il y a de la place pour tout le monde, estime Yannis Araguas, du Relais Amap Gironde. Les “abeilles”, les clients des ruches, apprécient le côté convivial, une certaine souplesse, que l’achat n’implique pas un engagement auprès des producteurs. Dans les Amap, ceux-ci tiennent grâce aux liens créés avec les consommateurs, plus à l’écoute de leurs problèmes comme les aléas de production, et qui papillonnent moins en achetant à ceux qui vendent moins cher. »

Cette souplesse tant appréciée des clients des Ruches (qui ont pour certains tâtés des Amap et des longs hivers à se demander comment accommoder des betteraves…) peut toutefois se retourner contre elles, pointent Maud Cazau-Pelluchon, bénévole à la Ruche des Chartrons :

« Les Amapiens sont super militants, les abeilles des ruches sont des consommateurs qui ont envie de mieux consommer, et c’est pour ça que j’ai du mal à trouver des bénévoles pour m’aider pendant les distributions : elles sont contentes de consommer en local, mais ne vont pas se sacrifier. En plus, elles partent pour les vacances, et les producteurs sont embêtés pendant l’été, au moment où les récoltes sont au top. »

Pour fidéliser les clients, la Ruche Mama pousse ses reines à ouvrir toutes les semaines, et certaines envisagent d’entraîner leurs producteurs à la plage :

« Pourquoi pas créer une Ruche estivale à Royan, qui  passe de 20 000 à 100 000 habitants en saison ? se demande Maud Cazau-Pelluchon. Je pense que les producteurs seraient prêts à me suivre. »

Certains d’entre eux mettent en effet la pression sur les organisateurs pour participer à toutes les distributions, toute l’année. Si la Ruche n’est pas le pavé contre le système dont rêvent les Amapiens, c’est une bouée.

L'AUTEUR
Simon Barthélémy
Simon Barthélémy
Journaliste, rédacteur en chef de Rue89 Bordeaux

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