Le paysage thème d’Agora 2017, Bas Smets commissaire
Culture 

Le paysage thème d’Agora 2017, Bas Smets commissaire

Le paysagiste, architecte et ingénieur Bas Smets, commissaire d'Agora 2017 (SB/Rue89 Bordeaux)

Le paysagiste, architecte et ingénieur Bas Smets, commissaire d’Agora 2017 (SB/Rue89 Bordeaux)

La prochaine édition d’Agora, biennale d’architecture et d’urbanisme, se tiendra en 2017 à Bordeaux, et sera consacrée au paysage. Son commissaire, présenté ce lundi, est Bas Smets, architecte paysagiste belge. En attendant, des évènements et publications seront proposés sous l’appellation « Agora le mouvement ». 

En 2016, l’exposition d’architecture et d’urbanisme Agora passera son tour, et se déroulera du 21 au 24 septembre 2017. Non pas pour opter pour un rythme triennal, mais « pour se plier à une actualité chargée dans les années à venir », souligne Elisabeth Touton.

Lors d’une conférence de presse ce lundi à Bordeaux, l’adjointe au maire en charge de l’urbanisme rappelle que « l’Euro 2016 va nous mobiliser tous ». Et en 2017, l’arrivée de la ligne à grande vitesse est « un symbole très fort, celui de l’entrée dans la catégorie des grandes métropoles européennes, auquel il nous a semblé important d’associer Agora », à travers notamment un partenariat avec la SNCF.

Cela laisse donc du temps au commissaire de cette 7ème édition, présenté lundi. Il s’agit de l’architecte paysagiste belge Bas Smet. Apprécié dans le monde entier – il a réalisé des projets à Londres, Hong Kong ou Porto –, il est déjà bien connu à Bordeaux. Son cabinet est l’un des quatre lauréats de l’appel à projet « 55000 hectares pour la nature ». Son travail a été présenté son travail lors d’une exposition à Arc en rêve pendant Agora 2014. Et il a été désigné pour reprendre l’étude sur les paysages et l’urbanisme de Caudéran, que menait Michel Corajoud, dont il a été un des étudiants.

Ce choix coule de source, puisque le thème retenu pour Agora 2017 est le paysage.

« Cela peut sembler banal, mais c’est un sujet extrêmement important alors que l’urbanisation galopante grignote l’ensemble des espaces naturels, poursuit Elisabeth Touton. Que reste-t-il de la nature ? Comment fabriquons nous nos paysages ? Nous comptons sur le commissaire pour s’emparer de ces questions. C’est un des grands enjeux à venir de la métropole pour des raisons humaines, environnementales et économique. »

« Le paysage est aussi quelque chose à inventer »

Bas Smets mène une vraie réflexion sur ce sujet, et donne quelques pistes  :

« Le paysage ne veut pas seulement dire la nature opposée à ville – les coteaux de la rive droite font autant partie de la métropole que la ville de pierre. Et c’est un élément nécessaire pour organiser le territoire et rendre la métropole vivable, durable, agréable. Le paysage n’est pas seulement quelque chose à protéger, il est aussi à inventer. Ou à réinventer : Oscar Wilde disait qu’il avait fallu les peintures de Turner pour qu’on arrive à voir la brume au dessus de la Tamise. La vie suit l’art, ce n’est pas l’art qui suit la vie, écrit Wilde. »

L’architecte cite également le travail du photographe et écologiste Ansel Adams dans la vallée de Yosemite, qui a contribué au doublement de la surface de ce parc national américain.

Le commissaire d’Agora a déjà constitué son équipe, à laquelle participeront notamment un spécialiste new-yorkais des décors de cinéma et de publicité, car Bas Smets souhaite « une scénographie pas habituelle, pensée pour intégrer des paysages ».

Et pour patienter d’ici 2017, la ville de Bordeaux lance « Agora : le mouvement », une série de parutions, de films et de conférences exploitant les ressources des éditions précédents, et pavant le chemin pour la suivante. Le programme est disponible sur un nouveau site internet : www.agorabordeaux.fr.

L'AUTEUR
Simon Barthélémy
Simon Barthélémy
Journaliste, rédacteur en chef de Rue89 Bordeaux

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