Le festival Polar en cabanes arrive à Bordeaux
Culture 

Le festival Polar en cabanes arrive à Bordeaux

actualisé le 07/07/2015 à 16h58

Didier Daeninckx et Bernard Daguerre lors de la troisième édition du festival (DR).

« Polar en cabanes » est un des lauréats du fonds d’aide à la création de la ville de Bordeaux, dont la liste a été annoncée ce lundi par Alain Juppé. Le festival, dédié aux romans et films noirs, investira l’Utopia fin septembre.

Avis aux amateurs de littérature noire et policière, Bordeaux dévoilera son côté sombre à la rentrée avec un festival novateur. Pour faire varier les plaisirs, tables rondes thématiques et projections se succèderont place Camille-Jullian.

Bernard Daguerre, président de l’association « Polar en Cabanes », tient à ce que cette première édition bordelaise mette en avant les différentes facettes du genre policier :

« La littérature policière a des liens très profonds et continus avec le cinéma noir. Le cinéma Utopia était donc un partenaire évident. »

Autre spécificité, le thème de la ville, lieu phare des intrigues policières, imprègnera les débats.

Au total, 17 grands noms régionaux, nationaux et internationaux seront présents sur l’ensemble du festival.

Le festival pose ses valises à Bordeaux

« Polar en cabanes » n’en est pas à son coup d’essai. Le festival a éclos à Gujan-Mestras, où les trois premières éditions ont eu un succès croissant.

« Cette année, ça n’a pas été possible de continuer, la mairie avec laquelle nous travaillions a souhaité favoriser des associations locales », explique Bernard Daguerre. Selon Sud Ouest, les raisons du « divorce » sont un peu plus complexes.

La quatrième édition aura donc lieu à Bordeaux et bénéficiera d’un coup de pouce de 2000 euros via le fonds d’aide à la création attribué par la ville. L’association organisatrice sera partenaire de la librairie Mollat, de bibliothèques locales et de l’IJBA, dont les élèves couvriront l’événement.

Les 25, 26 et 27 septembre, écrivains et universitaires mèneront la réflexion autour des œuvres d’auteurs contemporains et du genre policier en lui-même. Des événements en amont et aval du festival viendront étoffer la programmation.

Le festival accueillera aussi l’auteur norvégien à succès Gunnar Staalesen. En fond de toile de ses polars, la problématique des changements de la société dans les pays du nord.

polarLe roman dans la ville

Le roman policier évolue dans un environnement urbain. Les histoires tissées dans cette atmosphère viennent questionner l’évolution et la composition de la ville. Sur ce thème, Gunnar Staalesen lancera le premier débat sur « La ville moderne dans le roman noir ».

Dominique Manotti, écrivaine française de renom et fidèle au festival, apportera aussi son analyse, elle qui décortique la société contemporaine à travers ses romans.

« Le roman policier  est en général traversé par les questions politiques, la manière dont sont mises en scène les évolutions de notre société, la corruption… » explique Bernard Daguerre.

Des auteurs locaux seront également de la partie : Sébastien Gendron dont les romans policiers se déroulent à Bordeaux et Marin Ledun qui situe ses thrillers politiques dans les Landes.

Démarche « archéologique »

La quatrième édition du festival s’axe également sur l’histoire de la littérature policière. Bernard Daguerre dévoile la programmation :

« D’une part, il y aura une présentation autour de l’œuvre de Jean-Patrick Manchette, un des auteurs phares des années 70-90 en France. Il y aura aussi un focus sur Chester Himes, auteur afro-américain qui a écrit sur la société de Harlem et qui a vécu à Arcachon. »

Du livre à l’écran, le monde policier stimule l’imaginaire. Les deux versions cinéma (celles de Robert Siodmak et de Don Siegel) des Tueurs, basées sur la nouvelle d’Ernerst Hemingway, seront diffusées.

La soirée d’ouverture, le vendredi 25 septembre, donnera le ton avec un ciné-concert jazz suivi du film Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. L’intégralité de la programmation sera prochainement annoncée.

Les lauréats du fonds d’aide à la création

Pour la deuxième session 2015 de l’aide à la création, 204000 euros ont été répartis sur 45 projets lauréats. Une centaine de dossiers a été reçue et 16 structures seront aidées pour la première fois. Voici quelques projets qui devraient faire parler d’eux dans les prochains mois à Bordeaux.

Parmi les 12 projets de création retenus sur les arts visuels, Transfert et La Réserve, avec son exposition « Il fallait mettre des choses dans ce vide », travaillent sur l’occupation et la transformation l’espace, dans deux styles différents.

La compagnie La boîte à sel présente son spectacle Les fusées, mêlant théâtre et jeux d’objets, décollage immédiat pour l’aventure.

Dans la catégorie musique, l’ensemble Pygmalion revisitera un concert donné par Mozart avec le projet Une académie pour les sœurs Weber, trois heures de musique classique rythmés par des pauses d’interaction avec le public.

Enfin, lauréat dans les arts numériques, Trafic présente Raver stay with me, projet hybride orgue et musique électronique live. La cathédrale de Bordeaux accueillera les créations du groupe Plapla Pinky.

L'AUTEUR
Margaux Lacroux
Margaux Lacroux
Journaliste en devenir à l'ISIC de Bordeaux

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