Pour les organisations anti-pesticides, la FDSEA ment
Droit de réponse 

Pour les organisations anti-pesticides, la FDSEA ment

Derrière la pancarte, de gauche à droite, Marie-Lys Bibeyran, Dominique Techer et Valérie Murat (4e) (AboutLigntAndMen©Kami)

Derrière la banderole lors de la marche du 14 février, de gauche à droite, Marie-Lys Bibeyran, Dominique Techer et Valérie Murat (4e) (AboutLigntAndMen©Kami)

Suite à notre article intitulé « Des produits bio à l’origine de l’intoxication des écoliers du Blayais ? », Rue89 Bordeaux publie un droit de réponse de Valérie Murat, Marie Lys Bibeyran (militantes anti-pesticides) et Dominique Techer (Confédération Paysanne).

Vous noterez donc que l’initiative d’ouvrir ce retour sur l’incident de Villeneuve-de-Blaye a été prise par la FDSEA. Nous n’avions pas voulu rouvrir ce dossier où de toute façon, les deux viticulteurs sont doublement fautifs dans leur traitement, et du fait des horaires, et du fait du vent.

Sur quelle base la FDSEA ressort-elle l’affaire ? Sur quel élément nouveau depuis le 5 juin 2014 ? Aucun, absolument aucun.

Elle invoque comme à l’époque, le soufre épandu par un agriculteur bio. A partir de ce moment, nous sommes donc obligés de fournir le rapport de l’Agence Régionale de santé (voir ci-dessous), dans lequel vous ne trouvez aucune mention du soufre. La FDSEA est donc prise en flagrant délit de mensonge.

Son président départemental M. Jean-Louis Dubourg parle alors d’un « off » impliquant le viticulteur bio. Cette déclaration, jointe à son communiqué, est proprement sidérante. Réalisons bien ce que nous lisons, on se pince pour y croire. Voilà le président départemental d’un syndicat agricole représentatif, qui plus est, aux commandes de la Chambre d’agriculture, qui base une stratégie de protection des enfants et des points sensibles de Gironde sur un « off », c’est-à-dire ni plus ni moins qu’une rumeur !

Rappelons nous que cette incrimination du soufre (en l’occurrence mal positionné) sert d’argumentaire au communiqué de départ pour ne pas imposer le traitement en bio autour des écoles. Il faut vraiment que les notions de responsabilité et de déontologie soient déliquescentes pour en arriver à un tel naufrage syndical.

En vérité, la FDSEA, soucieuse de défendre les pesticides cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques (CMR), et bien incapable de le justifier, fait feu de tout bois faute d’arguments. Elle est pourtant obligée d’annoncer le 9 mars à la session Chambre
d’agriculture, que le bilan écophyto de 2014 indique une progression de 12,9% de l’utilisation de CMR. Sans doute une preuve des « grands progrès » faits par la filière sous son impulsion ?

Pour comprendre cette addiction de la FDSEA aux pesticides, il faut bien avoir en vue que les coopératives dirigées par ses responsables, tirent un chiffre d’affaire considérable de la vente de pesticides. Un seul exemple : le produit « PEPPER » épandu sur la propriété conventionnelle de Villeneuve, a une autorisation de mise sur le marché (AMM) au nom de la Cave des Hauts de Gironde ! Ne parlons pas de la multinationale Euralis, déguisée en coopérative d’agriculteurs, qui commercialise un tiers des pesticides sur la Gironde. On comprend mieux les choses en sachant cela…

Pour finir sur une note d’espoir peut-être : le vice-président de la FDSEA , Patrick Vasseur, signataire du communiqué du 1er mars, a entamé sa conversion en bio ! Preuve que les faits finissent par convaincre les plus têtus.

Dominique Techer (Confédération paysanne 33)
Marie-Lys Bibeyran (Collectif Info Médoc pesticides)
et Valérie Murat

L'AUTEUR
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