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Un ponton sur la Garonne au nom de Fernando Pereira
Brèves 

Un ponton sur la Garonne au nom de Fernando Pereira

par Walid Salem.
Publié le 10 septembre 2016.
Imprimé le 24 janvier 2021 à 22:42
4 588 visites. 4 commentaires.
L'inauguration du ponton Fernando Pereira à Bordeaux (WS/Rue89 Bordeaux)

L’inauguration du ponton Fernando Pereira à Bordeaux (WS/Rue89 Bordeaux)

L’inauguration du ponton Fernando Pereira a eu lieu ce vendredi 9 septembre au club nautique de la rive droite à Bordeaux, Les Marins de la Lune.

Ce n’est donc pas, comme initialement annoncé, le club house mais le ponton privé du club qui portera le nom du photographe de Greenpeace mort lors de l’opération de sabotage menée par les services secrets français contre le Rainbow Warrior en 1985 en Nouvelle Zélande.

La raison de ce changement ? Les discours ont laissé comprendre que les responsables politiques locaux n’étaient pas chauds pour rendre un tel hommage au militant anti-nucléaire. Lui dédier le ponton, qui sera prochainement rénové, non plus !

« Nous n’avons pas vraiment l’autorisation de le faire, précise Philippe Barre, cofondateur des lieux. Nous n’avons pas attendu qu’on nous donne le feu vert parce que je ne vois pas pourquoi la paix doit attendre des autorisations qui ne viennent jamais alors que la violence et le racisme ont droit de cité jusqu’à dans les rues. »

Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, venu rejoindre le responsable local Patrick Maupin pour cette inauguration, se félicite de ce « geste fort et courageux » :

« Nous avons approché d’autres villes pour donner le nom de ce militant pacifiste à une place ou une rue. Nous n’avons connu que des refus. La ville de Paris par exemple a refusé prétextant le fait que Fernando Pereira n’était pas Parisien. »

Une plaque, extraite d’un bateau démantelé sur le Bassins à flot, est installée en face du ponton. « Elle est pour la mémoire de tous les militants et lanceurs d’alerte qui ont donné leur vie pour protéger l’environnement et défendre les droits humains », précise Jean-François Julliard, citant pour exemple Rémi Fraisse, un militant de 21 ans tué lors d’une manifestation contre le barrage de Sivens.

Article actualisé le 06/10/2016 à 02h04
L'AUTEUR
Walid Salem
Walid Salem
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