Une centaine de soignants de Pellegrin et Saint-André font front commun
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Une centaine de soignants de Pellegrin et Saint-André font front commun

Les grévistes des deux hôpitaux bordelais ont manifesté ensemble ce lundi pour être entendus par l’Agence Régionale de Santé.

« Les Urgences dans la rue / Ça va mal au CHU » chante dans les rues de Bordeaux le petit cortège parti depuis l’hôpital Saint-André. Si les urgences doivent être fermées pour être déplacées, c’est une autre colère qui parcourt le service en grève depuis le 27 décembre pour demander plus d’effectifs et assurer des soins adaptés aux patients.

Selon un gréviste, il manquerait 5 postes de nuit, « ce qui oblige 5 personnes de jour à travailler la nuit ». Le mouvement estime nécessaire qu’une équipe de nuit fixe soit instaurée pour en finir avec ces pratiques.

Une centaine de soignants des hôpitaux Saint-André et Pellegrin ont marché ce lundi (XR/Rue89Bordeaux)

Infirmières et aides-soignantes ont reçu rapidement le soutien des médecins urgentistes. Une rareté « malgré les pressions faites par l’administration sur les agents », précise le syndicat CGT . Mais malgré trois semaines d’une telle mobilisation, la direction ne semble pas bouger. « Les négociations que nous avons eues n’ont pas du tout abouti alors nous continuons cette grève de manière illimitée », nous confie une infirmière, casserole et cuiller à la main pour faire un maximum de bruit.

« On sait qu’on n’est pas les seuls à manifester. Cela montre un malaise général. Les rangs vont grossir », espère une de ses collègues.

Pour ainsi dire, cela a déjà commencé ce lundi quand le cortège de Saint-André a été rejoint par celui des paramédicaux du CHU Pellegrin. La grève entamée par ces derniers, avant les fêtes de fin d’année, n’a pour l’heure pas plus abouti.

Les revendications ? Un système de compensation des heures de travail un peu technique et flou (expliqué par Rue89 Bordeaux le 14 décembre 2017) que les grévistes jugent illégal et souhaitent voir abandonné par la direction. Se basant sur la réponse de la ministre de la Santé, le patron du CHU de Bordeaux a tranché et n’entend pas le modifier. Autrement dit : il peut récupérer des heures de travail sur les congés maladies des infirmiers.

Une délégation des deux mouvements a été reçue en fin d’après midi par l’Agence Régionale de Santé. Un des mobilisés estime qu’il y a eu « une écoute beaucoup plus attentive et réceptive que d’habitude. » Et d’autres mobilisations sont à prévoir, promet-il.

L'AUTEUR
Xavier Ridon
Xavier Ridon
Rémois, devenu journaliste à Tours, installé à Bordeaux. Bref, file vers le Sud avec un micro et un stylo.

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