Dossier #22 : Bordelais à l’épreuve de l’amour
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Dossier #22 : Bordelais à l’épreuve de l’amour

« Aimer, c’est se donner corps et âme. » Si Alfred de Musset était encore de ce monde, il serait bluffé de voir à quel point sa célèbre citation trouve aujourd’hui de nouveaux sens.

Dans notre dossier – qu’on ose présenter comme spécial Saint-Valentin ! –, vous allez rencontrer Nathan*, Lucas* ou Bertrand* (* pseudo) qui ont choisi la vasectomie pour épargner à leurs compagnes les contraintes de la contraception. Bertrand, jardinier de 48 ans et père de deux jeunes adultes, ne souhaitant plus avoir d’autres enfants, dit vouloir « assumer son choix ».

« Beaucoup le font pour leurs femmes », confirme Ludovic Ferretti. Cet andrologue et urologue à l’hôpital Bagatelle de Talence et attaché au CHU de Bordeaux réalise jusqu’à 3 vasectomies par semaine contre 3 par an il y a 5 ans. C’est dire comment les mentalités changent face à cette opération jusqu’ici considérée comme une atteinte à la virilité.

Pour Marc*, « les preuves d’amour n’ont pas de limites ». Cet ancien sportif de haut niveau et cadre dans une importante société témoigne de son « amour fou » pour Lucie*, sa compagne et sa « déesse ». Le quinqua ne s’embarrasse pas avec l’important écart d’âge entre lui et sa « moitié », de 15 ans sa cadette. Tout ce qui lui importe est « qu’elle soit heureuse ».

Lucie, plus d’1 mètre 70 avec une longue chevelure noire, aime fréquenter les boîtes coquines dans les tenues affriolantes. « C’est de l’exhibition, je sais, moi ça m’excite » et elle ne s’en cache pas. Marc ne l’empêche pas mais ne la lâche pas d’une semelle pour autant. Entre eux le deal est clair, il y a des choses à faire et d’autres à ne pas faire. Pour Rue89 Bordeaux, ils ont choisi d’en parler ouvertement.

Pour comprendre, entre autres, ces relations dans le couple, nous nous sommes entretenus avec Philippe Brenot, médecin psychiatre bordelais, sexologue et auteur de plusieurs ouvrages. S’il convient que, dans le choix du « vasectomisé » il y a une forme de « don du corps », dans les pratiques libertines de Marc et Lucie, « difficile de s’en tenir à l’acceptation, il y a des choses à creuser qui pourraient relever du fantasme œdipien ». En revanche, ces hommes répondent à une attente souvent soulevée par le sexologue : « les femmes réclament de l’attention et un engagement fort ».

A vos amours !

L'AUTEUR
La Rédaction
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Les informations auxquelles participent plusieurs journalistes de l'équipe.

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