Face à la vague de street-pooling, le maire de Pessac porte plainte contre X
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Face à la vague de street-pooling, le maire de Pessac porte plainte contre X

Plusieurs bornes à incendie ont été ouvertes illégalement lors des fortes chaleurs de ce week-end à Pessac. Franck Raynal, maire de Pessac, a annoncé ce lundi avoir déposé plainte contre X.

Ce phénomène des piscines de rue, récurrent chaque été à Pessac depuis 2017, s’est reproduit ce week-end dernier dans plusieurs quartiers de la ville, dont la Châtaigneraie. Il « a entraîné une réduction du débit d’eau chez de nombreux particuliers, et, pour certains, une coupure d’eau constatée de 30 minutes », relève la mairie ce lundi dans un communiqué.

Pour la ville cette situation est « particulièrement inquiétante » du fait des « conséquences néfastes » de cette pratique : chute de la pression d’eau empêchant la lutte contre le feu ; inondations ; blessures dues à la pression de l’eau.  La mairie de Pessac a donc déposé plainte.

« Malgré la politique volontariste de la ville en matière de street-pooling (piscines de rue, NDLR) privilégiant les solutions à la répression, le phénomène perdure, déplore Franck Raynal dans un communiqué. La répression n’est cependant pas exclue, les personnes identifiées feront systématiquement l’objet de sanctions. »

La Ville de Pessac, qui a pris un arrêté municipal permettant de verbaliser ses responsables,  souligne en effet avoir cherché des réponses au street-pooling « avec un plan alliant prévention du public et concertation avec la population ».

Piscine de rue à Pessac (DR)

Dans la brume

Un flyer a ainsi été distribué auprès des structures socio-éducatives des quartiers pour rappeler « le caractère illicite de cette pratique et les dangers qui en découlent ». Parallèlement, elle affirme que « des aires de rafraîchissement » (brumisateurs, par exemple) ont été installées à Saige et à l’Alouette, et que « celle de la Châtaigneraie est en cours d’installation ».

Le maire lance « un appel à la responsabilité et à la vigilance de chacun et en particulier des parents qui sont responsables des actes de leurs enfants ».

La loi est sévère envers ce type d’acte de vandalisme : leurs auteurs risquent une peine de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, au regard des articles 322-1 et suivants du Code Pénal. Mais la récurrence du phénomène à Pessac renvoie aussi au débat sur le manque de piscines dans la métropole.

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