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Le groupe Sud Ouest veut supprimer 132 postes dont 18 journalistes

Le président du directoire du groupe Sud Ouest a annoncé aux salariés la mise en place d’un plan de départs volontaires dans le cadre d’un plan stratégique sur quatre ans.

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Le groupe Sud Ouest veut supprimer 132 postes dont 18 journalistes

France bleu a révélé l’information ce mercredi, celle-ci a été confirmée par l’Agence France presse (AFP). Le journal quotidien Sud Ouest est confronté à une baisse régulière de sa diffusion ; ce qui pousse le groupe à envisager des économies sur la masse salariale. Objectif : moins 10 millions d’euros.

Un plan de départs volontaires a été annoncé ; il concernera 132 personnes dont 18 journalistes. Le bureau du journal à Angoulême va fermer ses portes, une zone où une autre titre appartenant au groupe est bien implanté : La Charente Libre.

Le président du directoire du groupe Sud Ouest, Patrick Venries, a expliqué vouloir « mettre plus de force sur le numérique ». Les activités « liées uniquement au papier doivent trouver un équilibre économique qui n’est pas atteint aujourd’hui ».

« Goût amer »

Dans son communiqué, le Syndicat national des journalistes a déclaré que « l’objectif de 132 suppressions de postes annoncé ce jour laisse un goût amer ». Il rappelle que « pour 2018, la direction annonce un quasi désendettement de l’entreprise, une trésorerie et des capitaux propres reconstitués, le retour à un léger excédent ».

« Ce plan soulève beaucoup de questions. Comment faire toujours plus avec encore moins ? Quelle charge de travail individuelle avec des suppressions de postes et le déploiement d’un nouvel outil éditorial ? Quelles organisations du travail ? Quelle ambition éditoriale ? Pour l’instant, la rédaction est maintenue dans le flou. »

Le syndicat dit être « extrêmement vigilant et ne souffrira pas que ce projet relègue au second plan le problème de la précarisation de la rédaction, qui compte une part importante de CDD. Devant les représentants syndicaux, Patrick Venries a assuré que le PDV ne gelait pas les possibilités de titularisations ».


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