Du 5 au 8 septembre : l’Amazonie au cœur du festival Climax à Bordeaux
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Du 5 au 8 septembre : l’Amazonie au cœur du festival Climax à Bordeaux

Alors que les incendies font rage dans les forêts tropicale, le festival Climax sera consacré ce week-end à l’Amazonie et au « déracinement du monde ». Pour évoquer la destruction d’ « un des deux poumons de la planète (avec les océans) » et de ses habitants, le chef Raoni Metuktire, le chaman Davi Kopenawa, ou encore Nicolas Hulot, seront au nombre des grands témoins conviés à Darwin, sur la rive droite de Bordeaux.

40 intervenants débattront du jeudi 5 au dimanche 8 septembre de la déforestation, de la défense des peuples autochtones et des écosystèmes ou encore de l’effondrement de la civilisation industrielle et de la mémoire du colonialisme. Comme chaque année depuis 2015, Climax propose un plateau varié réunissant activistes, élus, artistes…

Habitué du festival, le philosophe Edgar Morin sera entouré d’experts engagés comme le « collapsologue » Pablo Servigne ou encore la juriste en droit de la nature Valérie Cabanes.

Un moment d’échange spirituel clôturera l’évènement, dimanche après-midi, avec notamment Casey Camp, leader des indiens Ponca d’Amérique du Nord, opposés au projet de pipeline Keystone XL, et les représentants des tribus amazoniennes.

Déracinement et samba roots

Le Brésil est le pays qui déforeste le plus : l’Amazonie a déjà perdu 20% de sa surface et cette part devrait augmenter jusqu’à 40-55% en 2050, au rythme actuel. Selon l’INPE (institut national de recherche spatiale brésilien), la déforestation en juillet a été quasiment quatre fois supérieure au même mois de 2018. Soit 6 833 km2 de la forêt primaire brésilienne déboisés depuis un an, l’équivalent de 65 fois la ville de Paris. C’est une conséquence de la politique pro-agrobusiness du Jair Bolsonaro, élu en 2019.

« Avec sa politique prédatrice et décomplexée, la question de l’éradication des cultures (des Amérindiens) est brutalement posée », rappelle le dossier de presse du festival, citant le président d’extrême droite : « Quel dommage que la cavalerie brésilienne ne se soit pas montrée aussi efficace que les Américains. Eux, ils ont exterminé leurs Indiens. »

Les conférences de Climax sont en accès libre dans la limite des places disponibles, et à prix libre.  Après des projections le jeudi soir, deux soirées de musique sont au programme. Le point d’orgue devrait être le concert de Criolo, fantastique rappeur de São Paulo, capable de passer du gros son urbain à la samba la plus roots. « Sans doute la plus importante figure de la musique actuelle au Brésil », rien de moins, selon un connaisseur, Caetono Veloso.

D’autres artistes valent aussi le détour : Delgrès (blues rock créole), Lou Douillon (pop) ou encore les retours du duo électro-rock bordelais Kap Bambino et des belges 2 Many DJ’S. Tout le programme et les tarifs ici.

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