Rue89 Bordeaux répond aux allégations de syndicats de journalistes
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Rue89 Bordeaux répond aux allégations de syndicats de journalistes

Rue89 Bordeaux a été ce jeudi 20 février 2020 la cible d’un communiqué de presse virulent signé par le Syndicat national des journalistes (SNJ), le SNJ-CGT et la CFDT Journalistes (lien). Il porte à l’encontre du média indépendant bordelais et de sa direction de nombreuses accusations inexactes et des propos diffamatoires auxquels nous souhaitons ici répondre.

Nous ne nous attarderons pas sur les quelques points critiqués dans ce communiqué qui relèvent comme dans toute rédaction de règles de fonctionnement interne : choix de la ligne éditoriale, choix des administrateurs du site et de la page Facebook (désignés parmi les journalistes actifs, ce qui n’était plus le cas du pigiste mentionné dans le communiqué, employé entretemps comme directeur d’une structure associative), développement de partenariats, choix de médiatiser un conflit interne ou pas…

Nous n’avons ni « méprisé » ni « éjecté » personne

Nous ne reviendrons pas non plus sur le dialogue difficile avec les cinq pigistes de Rue89 Bordeaux, qui ont voulu recourir unilatéralement en avril 2019 à un médiateur externe à l’entreprise, avant même d’exposer clairement leurs revendications aux dirigeants. Parmi eux, le pigiste employé comme directeur par une structure associative, une pigiste rendue indisponible plusieurs mois par une commande externe, une pigiste qui avait signifié par écrit sa volonté d’arrêter le métier de journaliste quelques mois plus tôt.

Cependant, nous leur avions fait des propositions qu’ils ont jugées insuffisantes, à un moment où notre média peinait toujours à trouver un équilibre financier et espérait un début de consolidation avec un bilan 2018 encourageant. Cet équilibre était recherché pour tout simplement rémunérer les dirigeants Rue89 Bordeaux et mieux payer ses journalistes, ce que nous avons toujours souhaité.

Nous réaffirmons en revanche n’avoir ni « méprisé » ni « éjecté » personne, a fortiori pour des raisons syndicales. Certains pigistes signataires des revendications continuent d’ailleurs à proposer des sujets et à rédiger des articles pour Rue89 Bordeaux, d’autres non. La porte n’a donc jamais été fermée à aucun journaliste, et reste ouverte à quiconque est disposé à travailler avec nous dans un climat de confiance.

Une nouvelle grille de salaires

Après le succès de la campagne des 1000 abonnés ce début de février, une nouvelle grille de tarifs a été décidée en concertation avec les journalistes, ce dont les syndicats censés les représenter ne semblent pas être informés. Elle s’appliquera dès le mois de mars 2020. Elle revoit à la hausse les rémunérations et restructure le format des piges en tenant compte de la longueur des articles.

Il est au passage fallacieux et réducteur de comparer un supposé paiement à 16€ (de qui ? sur combien d’articles ?) le feuillet avec les tarifs pratiqués par les autres médias : d’une part, les journalistes étaient jusqu’à présent laissés libres de la taille de leurs articles, il ne leur était nullement imposé d’écrire des formats courts ou longs ; d’autre part, en cas d’enquête ou de reportage chronophages, nous proposions autant que possible de les découper en deux ou trois papiers pour rémunérer plus justement le journaliste. C’est ce que nous avions proposé aux pigistes de systématiser lors de notre médiation.

Parmi les autres points erronés avancés dans ce communiqué figure la revendication d’un versement automatique du 13e mois. Or celui-ci est effectué depuis la création du média. De même, les déplacements sont remboursés au-delà d’un total de 50 km pour un article ; en deçà, un abonnement pour une voiture partagée a été proposé pour les pigistes mais il n’a jamais été accepté.

Étrange méthode

La campagne d’abonnement que nous venons de réussir permet donc aujourd’hui de rémunérer plus correctement les journalistes et de verser un salaire fixe, au smic, aux « patrons ». Pour mémoire, les dirigeants ne se sont pas ou peu payés depuis la création du média, en fonction de la trésorerie disponible ; les paiements des salaires des pigistes, eux, n’ont jamais subi un seul retard significatif.

Nous nous interrogeons enfin sur la méthode des syndicats représentant des journalistes, qui n’ont pas pris la peine de s’entretenir au préalable avec la direction mise en cause, pour vérifier les allégations de ce communiqué.

Or certaines attentent gravement à l’honneur et à la réputation de notre média. Il est ainsi totalement faux de prétendre que « l’essentiel du contenu du site a été assuré par des nouveaux pigistes, et surtout des stagiaires » : entre le 1er avril 2019 et le 31 janvier 2020, 58 articles ont été produits par les 5 stagiaires accueillis sur cette période (soit 14% des articles), 91 articles l’ont été par 10 pigistes (22%) et 266 par les deux journalistes de la direction (64%)…

Nous restons ouverts, comme nous l’avons toujours été, pour débattre autrement que par voie de communiqués et d’admonestations sur les réseaux sociaux. Si comme le mentionne ce texte syndical le modèle économique de la presse locale reste fragile, nous entamons après cette dernière campagne d’abonnements une nouvelle étape dans la vie du média. Nous souhaitons continuer à progresser et construire, dans l’intérêt de l’emploi des journalistes et du pluralisme de la presse locale.

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La Rédaction
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Les informations auxquelles participent plusieurs journalistes de l'équipe.

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