Covid-19 : l’épidémie ralentit mais un pic d’hospitalisations est atteint en Nouvelle-Aquitaine
Société 

Covid-19 : l’épidémie ralentit mais un pic d’hospitalisations est atteint en Nouvelle-Aquitaine

Si la progression du virus ralentit dans la région, celle-ci compte deux fois plus de personnes hospitalisées que lors du pic de la première vague. Loin d’assouplir les règles du confinement, la préfecture de la Gironde a donc décidé de la fermeture de tous les commerces, dont les épiceries, à 22h.

L’épidémie de coronavirus atteint peut-être « le haut d’un pic ou un plateau » en Nouvelle-Aquitaine, a estimé ce vendredi 13 novembre Benoît Elleboode, directeur de l’Agence régionale de santé, qui constate « un léger ralentissement de la progression du virus ».

S’il est toujours élevé, le taux d’incidence régional est en baisse – 281,5 cas pour 100 000 habitants en semaine 45, contre 296,5 la semaine précédente –, tout comme le taux de positivité – 14,4 cas positifs pour 100 habitants testés, contre 15,4 %. Le nombre de nouveaux cas confirmés est stable à près de 17 000 nouveaux cas.

« Il est encore un peu tôt pour sentir les effets du confinement », et crier victoire, estime néanmoins Benoît Elleboode. D’autant que le nombre de personnes hospitalisées pour Covid-19 bat des records : 1731 en Nouvelle-Aquitaine au 12 novembre, soit deux fois plus qu’aux pires heures de la première vague (866 au 14 avril 2020). Le nombre de personnes en réanimation (251) est en revanche le même qu’à cette date.

Prudence

La Gironde compte 343 personnes hospitalisées, dont 95 en réanimation. Les Pyrénées-Atlantiques, sévèrement touchées par l’épidémie avec un taux d’incidence de 480 cas pour 100000 habitants, comptent 374 personnes hospitalisées, ce qui a nécessité l’installation d’un hôpital de campagne, dont 22 en réanimation. Les capacités hospitalières de la région permettent encore de recevoir des patients d’autres régions, au rythme de 14 à 20 par semaine, notamment en provenance de Rhône-Alpes-Auvergne.

Patient en réanimation au CHU de Pellegrin (SB/Rue89 Bordeaux)

Mais l’ARS se prépare à 15 jours à trois semaines difficiles, du fait de « l’effet d’ascendance » : l’augmentation du nombre de cas positif a, deux semaines après, un effet sur les hospitalisations, qui se répercutent deux semaines après sur le nombre de personnes en réanimation, avec deux semaines plus tard des conséquences en termes de mortalité.

« On est extrêmement prudents, reprend Benoît Elleboode. Les températures sont actuellement plutôt agréables, or on ne connaît pas les conséquences que pourrait avoir une vague froid sur le taux d’incidence. Parallèlement, il y a moins de brassage que pendant les vacances de la Toussaint, et une moindre progression du nombre de patients. »

Rideau à 22h

L’assouplissement du confinement n’est donc pas à l’ordre du jour, confirme la préfète Fabienne Buccio. Celle-ci a au contraire pris un arrêté, en vigueur dès ce vendredi en Gironde, pour fermer à 22h les commerces alimentaires et de « click and collect ». Certaines épiceries vendant entre autres de l’alcool provoqueraient en effet des attroupements à l’intérieur et devant leurs devantures.

Martin Guespereau, préfet délégué pour la défense et la sécurité, a tenu à affirmer que ce confinement n’était « pas moins strict » que le premier. Il indique ainsi que 1000 visites ont été effectuées en Gironde pour vérifier la fermeture des magasins et des rayons de produits « non essentiels » dans les grandes surfaces – une sur quatre auraient ainsi été contrôlées. Il prévient que les contrôles seront nombreux dans les gares et sur les routes pour empêcher les départs en week-end.

L'AUTEUR
Simon Barthélémy
Simon Barthélémy
Journaliste, rédacteur en chef de Rue89 Bordeaux

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