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A Mérignac, le projet Tarmaq planifie son envol
Economie 

A Mérignac, le projet Tarmaq planifie son envol

par Kenza Soares El Sayed.
Publié le 19 mai 2021.
Imprimé le 25 octobre 2021 à 00:34
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Mardi 18 mai, l’armée de l’Air et de l’Espace ainsi que le GIFAS, représentant les industriels de la filière aéronautique et spatiale, ont signé une convention de partenariat avec la future cité des savoirs Tarmaq, basée à Mérignac. L’occasion de faire le point sur ce nouveau pôle de formation et de découverte de l’aviation, qui devrait ouvrir ses portes en 2023.

Une nouvelle étape a été franchie ce mardi matin dans le lancement de Tarmaq, cité des savoirs aéronautiques et spatiaux. En effet, les porteurs de ce projet (Région Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole et Ville de Mérignac), réunis dans l’association de préfiguration en charge de son pilotage, ont signé au Pin Galant un partenariat avec l’Armée de l’air et de l’espace, le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Objectif : que Tarmaq réponde aux besoins de promotions et de formations aux métiers de ces secteurs.

L'armée de l'Air et de l'Espace signent un partenariat avec Tarmaq
Signature du partenariat sous le regard d’Alain Rousset et d’Alain Anziani (KS/Rue89 Bordeaux)

Un pôle dédié à la découverte des métiers de l’aéronautique

D’une superficie de 10 hectares, le projet Tarmaq prévu au cœur du bassin aéronautique de Mérignac se conçoit en effet comme un pôle de formation à destination des professionnels du secteur, mais également de découverte du patrimoine régional de la filière pour le grand public.

« L’un des enjeux de Tarmaq est de rapprocher les néo-aquitains de la culture aéronautique et spatiale régionale, de ses métiers et de son histoire », a ainsi affirmé Jérôme Darsouze, directeur général de Tarmaq.

Ainsi, tout en développant un espace de formation, les pilotes du projet souhaitent que les équipements à disposition puissent être exposés aux visiteurs. Plusieurs aéronefs emblématiques de l’histoire régionale y seraient par exemple présentés.

Modelisation projet Tarmaq
Illustration de ce à quoi pourrait représenter les présentations dédiées au public (Image fournie par Tarmaq)

De nouveaux enjeux pour la filière en Nouvelle-Aquitaine

Industrie emblématique de la métropole avec 300 établissements, 20 000 salariés et 2 milliards de chiffre d’affaires rien qu’en Gironde, l’aéronautique a été particulièrement impactée par la crise. Il s’agit pour les entreprises et collectivités locales d’anticiper la reprise ainsi que les transformations futures.

La branche de la défense a par exemple été relativement épargnée en comparaison de la filière civile, comme en témoignent les récentes annonces de ventes de Rafales à la Grèce et, de façon très controversée, à la dictature égyptienne, qui auront un impact direct sur le territoire.

Les formations proposées devraient également travailler sur les mutations de l’industrie : le développement de transports décarbonés mais aussi la prise en charge de la déconstruction des aéronefs. Le site valorisera également les innovations des TPE, PME et ETI, par exemple, en exposant temporairement leur travail.

Modelisation projet Tarmaq 2
Image fournie par Tarmaq

Calendrier et budgets bouclés fin 2021

Selon les prévisions « optimistes » du Directeur Général Jérôme Darsouze, Tarmaq devrait être finalisé « fin 2023, début 2024 », l’Association de préfiguration Tarmaq, en charge du pilotage, ayant été récemment constituée, en 2020.

« On ne sera en mesure de donner des informations précises sur le calendrier, le budget nécessaire à la conception et la programmation foncière que fin 2021 », précise-t-il.

Initialement annoncé à 80 millions d’euros, l’investissement devrait être moindre puisque le projet a été revu. Mais la question du financement demeure. Aussi parmi les prochaines étapes clés figureront notamment la recherche de mécénats.

Quant aux premiers coûts de fonctionnement, ils sont estimés à 500 000 euros par an. En novembre, le conseil de Bordeaux Métropole avait voté une subvention de 300 000 euros (plus 110 000€ pour les fonds propres). Parmi les financeurs figurent également la Région Nouvelle Aquitaine (588 731€) et la Ville de Mérignac (49 061€).

L'AUTEUR
Kenza Soares El Sayed
Kenza Soares El Sayed
Etudiante en journalisme à Sciences Po Bordeaux. Mordue d'enquêtes politiques, sociales ou économiques, j'aime les grandes histoires et les petites.

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