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L’exercice d’évacuation près de la centrale nucléaire du Blayais, « une mauvaise plaisanterie »
Brèves 

L’exercice d’évacuation près de la centrale nucléaire du Blayais, « une mauvaise plaisanterie »

par La Rédaction.
Publié le 22 octobre 2021.
Imprimé le 08 décembre 2021 à 14:59
1 026 visites. 2 commentaires.

L’Etat et EDF ont organisé mercredi et jeudi, 20 et 21 octobre 2021, un exercice de sécurité à la centrale nucléaire du Blayais et dans la zone des 10 kilomètres autour de celle-ci. Objectif : tester le dispositif d’alerte et la gestion de crise en cas d’accident nucléaire dans des communes concernées par le Plan particulier d’intervention.

En Gironde, cinq communes sont ainsi situées dans un rayon de cinq kilomètres autour de la centrale (Braud-et-Saint-Louis, Saint-Ciers-sur-Gironde, Anglade, Saint-Androny et Saint-Estèphe), soit 7833 habitants concernés par une évacuation immédiate en cas de catastrophe. Ce jeudi, une vingtaine d’habitations d’un hameau, les Babinots, à Saint-Ciers, a été évacuée, ainsi que qu’une école de Braud-Saint-Louis, la commune où est implantée la centrale.

Un exercice à Bordeaux aussi ?

L’association Tchernoblaye, qui a dépêché une quinzaine de ses membres pour assister aux opérations, a estimé dans un communiqué que « l’évacuation de quelques élèves en bus de Braud-et-Saint-Louis jusqu’à Reignac, quelques kilomètres plus loin, relève de la mauvaise plaisanterie ».

« Ces opérations ne visent qu’à faire croire à la population qu’il serait possible de la protéger, mais les précédents dramatiques, comme en 2011 à Fukushima, ont montré que, en situation réelle, la panique s’empare logiquement de tous les acteurs, y compris de ceux qui sont supposés organiser les évacuations », estime l’ONG anti-nucléaire.

Clément Rossignol-Puech, maire écologiste de Bègles et vice-président de Bordeaux Métropole, avait lui réclamé à la préfète de la Gironde un exercice pour l’agglomération bordelaise. Distante d’une cinquantaine de kilomètres de la centrale, elle n’est pas inclue dans le PPI, qui concerne 80 communes dans un rayon de 20 kilomètres, et ne bénéficie donc pas de la préparation à un accident, notamment la distribution de pastilles d’iodes. Sans réponse, il annonce ce jeudi à Sud Ouest son intention d’écrire au Premier ministre.

« En situation de catastrophe réelle, aucun exercice et aucune pastille d’iode ne sauvera les habitants », estime Tchernoblaye, selon laquelle « personne ne sait comment évacuer les habitants, ni où, ni pour combien d’années. Il faut fermer au plus vite toutes les centrales nucléaires avant que le pire ne se produise ».

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