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A Bordeaux, un nouvel Institut hospitalo-universitaire à la pointe des maladies du cerveau

Bordeaux verra prochainement s’ouvrir un deuxième Institut hospitalo-universitaire (IHU), spécialisé dans la lutte contre les maladies vasculaires cérébrales. Comme annoncé par Emmanuel Macron le mardi 16 mai lors de sa visite à l’Institut Curie, il fera partie des 12 IHU et 4 bioclusters créés dans le cadre du plan « Innovation santé 2030 ». Si l’ambition est d’en faire un lieu incontournable de la recherche en santé, le nouvel établissement doit déjà tabler sur des crédits moins élevés qu’espérés. 

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A Bordeaux, un nouvel Institut hospitalo-universitaire à la pointe des maladies du cerveau

Bordeaux accueillera un nouvel IHU centré sur la recherche autour de « la santé vasculaire cérébrale », ont annoncé le 16 mai dernier dans un communiqué de presse l’Université de Bordeaux et ses partenaires. Le projet est dirigé par Stéphanie Debette, professeure à l’université et au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Bordeaux, également directrice du centre de recherche Bordeaux Population Health. 

A « moins de cinq minutes à pied de la majorité des structures clés », il sera construit sur le site Carreire qui accueille déjà le groupe hospitalier Pellegrin et plusieurs structures universitaires. L’IHU VBHI est conçu pour s’intégrer dans le vivier dense de la recherche en santé bordelaise, il sera donc également très lié au premier IHU bordelais, l’IHU LIRYC inauguré en 2011 et spécialiste des maladies du rythme cardiaque :

« Il y a une forme de complémentarité, de synergie évidente avec l’IHU LIRYC », selon Stéphanie Debette. 

Site de l’hôpital Pellegrin Photo : VB/Rue89 Bordeaux

Objectif prévention

Les chercheurs de l’institut se pencheront sur « les manifestations des maladies vasculaires cérébrales visibles avant d’atteindre la démence ou l’AVC », par exemple « la maladie des petits vaisseaux cérébraux, extrêmement fréquente dans la population », explique la professeure. Le but n’est donc pas simplement de soigner, mais aussi de prévenir les drames.

Au niveau local déjà, cela se fera par la création « d’actions préventives sur le territoire néo-aquitain avec des espaces de dialogue et de travail commun dans les circuits de prévention, donc avec les médecins, les chercheurs, les soignants, les patients ».

Mais le projet vise une renommée internationale, via la mise en place de « partenariats privilégiés » avec des universités étrangères. Des sites « en Europe et aux Etats-Unis avec des approches similaires aux nôtres sur d’autres maladies » ont été identifiés. 

Ambition internationale et restriction budgétaire

Dans le même temps, le programme devra inclure des partenariats plus globaux que simplement américains ou européens, car « les maladies cérébrales vasculaires sont particulièrement prégnantes dans les pays du Sud ». L’IHU VBHI assure vouloir ainsi lutter contre les inégalités internationales en matière de santé, tout en associant des chercheurs de ces pays.

Mais les restrictions budgétaires pourraient freiner l’avancée du projet. En effet, l’enveloppe initiale de l’appel à projets IHU 3 mentionnait 300 millions d’euros investis dans la création de 6 IHU. Emmanuel Macron a annoncé mardi dernier en créer le double, 12 au total, sans augmenter les financements. L’IHU VBHI devait donc compter sur 50 millions d’euros pour sa construction, finalement réduits à une fourchette de 30 à 40 millions d’euros. Immédiatement, cette diminution se fait ressentir sur le projet :

« Il va falloir s’adapter, à la fois en modifiant le programme et à la fois en cherchant des financements complémentaires », soupire la chercheuse.


#CHU de Bordeaux

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