« Alors que j’étais meilleure performance française, ma carrière sportive s’est arrêtée. J’ai stoppé mes études. Ma vie a volé en éclats. Pourtant, j’ai refusé de mourir et j’ai parlé. »
Ce témoignage est celui de Catherine Moyon de Baecque, première athlète française a avoir brisé l’omerta des violences sexuelles dans le milieu du sport. En 1991, elle est victime d’une agression au sein de l’équipe de France d’athlétisme. Sans soutien de la fédération, elle décide de porter l’affaire en justice. La responsabilité de l’État est reconnue en cassation.
« Mon cas a fait jurisprudence », raconte celle qui est devenue aujourd’hui ambassadrice de la lutte contre les violences sexuelles au sein du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Elle s’exprimait lors d’un colloque dédié à la prévention des violences sexuelles dans le sport, ce lundi 20 novembre à la faculté de STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) de Bordeaux. Une journée co-organisée par le Service départemental jeunesse, engagement et sport (SDJES) et le Comité départemental olympique et sportif de Gironde (CDOS).

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