Le printemps 2023, les viticulteurs bio girondins s’en souviendront longtemps. Après les mauvaises récoltes enregistrées, beaucoup ont tiré la sonnette d’alarme, et certains ont même décidé de se déconvertir, comme Damien :
« J’ai perdu 15 hectares de ma récolte cette année » déplore ce vigneron à Samonac en Gironde.
En 2010, celui-ci a repris à son oncle cette propriété en bio d’une cinquantaine d’hectares de vignes dans le Blayais. Depuis quelques années, les intempéries, les épisodes de grêle et les maladies dévastent son vignoble. L’épidémie de mildiou l’année dernière a été la goutte qui a fait déborder le vase.
« Survivre »
Cette maladie de la vigne nécessite une utilisation renforcée du cuivre, via la fameuse bouillie bordelaise. L’utilisation de ce pesticide autorisé en agriculture biologique est toutefois limitée depuis 2018 à 28 kilos par hectare de vignes sur sept ans, et son prix a augmenté de 20%.
Beaucoup envisagent donc pour « survivre » de se « déconvertir », c’est à dire de renoncer à leur certification bio. Si Damien décide aujourd’hui de retourner au conventionnel, c’est pour des raisons économiques. La perte de 30% de sa production est difficile à supporter.
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