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A l’hôpital psychiatrique de Cadillac, des « atteintes graves à la dignité et aux droits fondamentaux des patients »

Suroccupation permanente, locaux vétustes, pratiques d’enfermement et restrictions disproportionnées… Dans un rapport d’inspection au vitriol, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté dénonce les conditions d’hébergement et de soins au centre hospitalier de Cadillac. Elle demande à l’Etat de prendre des mesures pour remédier aux dysfonctionnement.

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A l’hôpital psychiatrique de Cadillac, des « atteintes graves à la dignité et aux droits fondamentaux des patients »
Dans les allées du centre hospitalier

A Cadillac, « de très nombreuses prises en charge de patients s’effectuent dans des conditions qui permettent ni le respect de leur dignité ni de leurs droits fondamentaux ». C’est la conclusion accablante rendue par la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, à l’issue d’une inspection inopinée menée par huit contrôleurs, restés 11 jours à l’hôpital psychiatrique girondin en août 2023.
Elle a donné lieu à deux rapports, l’un sur le centre hospitalier, l’autre dédié à l’Unité pour malades difficiles (UMD) qui compte 86 lits sur les 460 de l’établissement. La moitié des 15 services de ce dernier ont pu être inspectés. Ces rapports comportent respectivement 19 et 36 recommandations, relayées par la Contrôleure générale, Dominique Simonnot, dans un courrier cinglant au ministère de la Santé :

Les contrôleurs « ont constaté des conditions d’hébergement indignes, dans des locaux inadaptés à l’exercice de la psychiatrie, des pratiques d’enfermement excessives, parfois contraires aux dispositions de la loi, et des prises en charge inappropriées. »

« Eviter le basculement vers une maltraitance organisée »

Leurs conditions d’hospitalisation « ne permettent le respect ni de leur dignité ni de leurs droits fondamentaux », poursuit Dominique Simonnot. Elle presse le ministre – à l’époque, Aurélien Rousseau – de « prendre toutes mesures utiles pour remédier à ces dysfonctionnements ».

« Au regard de l’urgence à éviter un basculement de l’établissement vers une maltraitance institutionnelle organisée », la Contrôleure générale lui demande « de mettre un terme aux prises en charge immobilières indignes et à la désorganisation généralisée des hospitalisations ».

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