Le 1er mai lors d’un meeting à Perpignan, Jordan Bardella la présentait comme « un produit de la méritocratie républicaine ». Qu’entendait-il par-là ? « Je ne peux pas répondre à sa place mais je pense qu’il sait mieux que quiconque la difficulté et l’exigence du combat politique », analyse Julie Rechagneux.
Cette militante girondine du Rassemblement national a déposé sa candidature au sein du parti pour les européennes en septembre 2023. En avril dernier, le chef de file du parti pour ces élections la contacte pour lui annoncer sa position.
« Je crois que cette 18e position est la reconnaissance du travail que j’ai mené ces 10 dernières années », commente-t-elle.
« La jeunesse »
Il faut dire que la jeune femme est une militante fidèle. Native du Puy-de-Dôme, elle rejoint le Rassemblement National en mai 2013 alors qu’elle n’a que 17 ans.
« Je m’intéressais déjà beaucoup à la politique et j’avais un attrait certain pour les idées défendues par Marine Le Pen, raconte-t-elle. C’est une rencontre avec des militants du Front National qui m’a poussée à prendre ma carte et à militer dans la foulée. »
Hors de question cependant pour la lepéniste de classer son parti à l’extrême droite. Cette catégorie, que rejette également la secrétaire départementale du RN Edwige Diaz, « certains français la prennent pour une insulte » explique Julie Rechagneux à France Bleu Gironde. C’est également chez nos confrères qu’elle récite la nouvelle stratégie européenne du parti :
« Nous critiquons pas l’Europe mais nous critiquons l’Union européenne, […] c’est comme en France, nous pouvons critiquer le gouvernement français sans être contre la république et notre système démocratique. »
À noter que les échanges de Rue89 Bordeaux avec Julie Rechagneux se sont déroulés via un seul mail, la candidate n’ayant pas souhaité répondre à nos demandes d’entretien, comme désormais tous les cadres du Rassemblement national.
Contactés pour partager leur sentiment quant à cette nomination, aucun de ses collègues au RN 33 n’a donné suite à nos sollicitations. « Elle représentera la jeunesse », se réjouissait tout de même Edwige Diaz, députée de Gironde, sur France 3 le mois dernier.
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