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Les « écoles orphelines » des Aubiers conservent leurs moyens dédiés à l’éducation prioritaire

Le 25 mars, le député Thomas Cazenave a annoncé avoir obtenu le maintien des moyens dédiés à l’éducation prioritaire dans les écoles Gisèle-Halimi et Louise-Michel. L’Académie de Bordeaux confirme, mais les parents d’élèves émettent des réserves.

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Les « écoles orphelines » des Aubiers conservent leurs moyens dédiés à l’éducation prioritaire
Dans la cour de l’école Louise Michel

C’est une bonne nouvelle pour les parents d’élèves. Le député et conseiller municipal de Bordeaux Thomas Cazenave a « obtenu le maintien des moyens dédiés à l’éducation prioritaire pour les écoles maternelles et élémentaires Louise-Michel [ex-Jean-Monnet] et Gisèle-Halimi [ex-Lac II] ». Dans un communiqué du 25 mars, l’élu explique notamment avoir échangé sur le sujet avec la ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne.

Ce mardi, le nouveau recteur de l’Académie de Bordeaux, Jean-Marc Huart, a confirmé l’information, négociée auparavant avec sa prédécesseur Anne Bisagni-Faure qui a pris la tête de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes le 26 mars. Les indemnités aux professeurs et le dédoublement des classes seront bien maintenus à la rentrée 2025.

Des garanties provisoires

Ces dispositifs sont déployés dans les écoles dites « orphelines », une mesure initiée lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Elle permet à des établissements qui ne sont pas rattachées à un collège du réseau d’éducation prioritaire (REP ou REP+), mais qui se situent pourtant dans une zone défavorisée, de bénéficier des aides REP, dont les indemnités aux enseignants et le dédoublement des classes.

« C’est une super bonne nouvelle parce que, par exemple l’institutrice qui venait d’arriver en septembre, si on avait dû nous enlever une classe dédoublée, et bien c’est elle qui serait partie , donc on se dit qu’on ne s’est pas battu pour rien », confie Sandrine Poufet, parent d’élève de l’école Louise Michel.

Mais cette dernière reste mesurée : ces garanties sont provisoires. « L’année dernière on nous avait promis la même chose, et comme vous le voyez cette année on a dû se battre de nouveau », ajoute-t-elle.

Pas de dispense d’enseignement pour la directrice

Une « très bonne nouvelle » aussi selon Didier Théophile, parent d’élève de l’école élémentaire Gisèle Halimi, mais qui reste également à nuancer :

« A Gisèle-Halimi, la directrice bénéficiait d’une décharge exceptionnelle d’enseignement, qui lui permettait de venir en appui des enseignants, et malgré tous les arguments que nous avons pu donner, la directrice académique [Anne Bisagni-Faure] a refusé de renouveler cette dispense. »

Le manque de moyens et le caractère exceptionnel de cette dispense sont les arguments avancés par les services de l’Education nationale pour justifier ce refus.

Enfin, le rectorat va apporter son soutien à la proposition de classement en REP du collège Bordeaux-Lac lors d’une future révision de la carte scolaire. Cela permettra aux écoles des Aubiers qui en dépendent de ne plus être « orphelines ».


#Les Aubiers

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