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Face aux violences dans le foot amateur en Gironde, les pouvoirs publics contre-attaquent

Ce mercredi 27 août, le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, a signé aux côtés de quatorze autres partenaires institutionnels et sportifs une convention pour prévenir les violences sur les terrains de football amateurs. Une réaction à la série d’échauffourées qui ont émaillé plusieurs matchs la saison dernière.

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Face aux violences dans le foot amateur en Gironde, les pouvoirs publics contre-attaquent
Reprise des entrainements à Gradignan

Sur les bords du terrain du stade de Mandavit, ce mercredi soir, la bonne humeur est de mise pour la reprise des entraînements estivaux pour les U13 du Football Club de Gradignan. « Les petits sont contents de reprendre le chemin de l’entraînement et nous on a déjà hâte de les suivre ! » affirme un parent à l’affût derrière le grillage encerclant la pelouse. Cette ambiance chaleureuse contraste quelque peu avec les scènes de violence qui ont récemment heurté ces supporters.

En mars dernier, c’est sur cette même pelouse qu’une bagarre a éclaté face au RC Chambéry, un club de Villenave d’Ornon. Des spectateurs se sont introduits sur le terrain, portant des coups de clefs à molette sur des joueurs. Touché au visage, paupière fendue et pommette fracturée, le capitaine de Chambéry avait alors dû subir une opération.

Coups de tête et série noire

Quelques semaines plus tard, en avril, c’est lors d’un quart de finale de coupe de Gironde U17 opposant Langon au Stade bordelais que le football a basculé, une nouvelle fois, dans l’irrationnel sur fond d’insultes, d’agressions, d’accusations de racisme et de menaces au couteau.

À la suite de la bagarre qui a éclaté en mars, le club de Gradignan a été sanctionné en commission d’appel de 15 matchs, dont 5 sursis, de suspension de terrain. Ils ont été, dès lors, dans l’obligation de jouer sur terrain neutre pour les rencontres à domicile.

À Langon, la commission de discipline du District de Gironde a, dans un premier temps, donnée match à rejouer avec 3 arbitres et 1 délégué. Après un appel de cette décision demandé par le club, la commission a finalement cassé le premier jugement et décidée d’accorder le bénéfice du match à l’équipe de Langon, ainsi qualifiée pour les demi-finales.

Le parquet de Bordeaux, sollicité, n’a pas indiqué quelles ont été les suites judiciaires à l’encontre des auteurs des faits, extérieurs aux clubs.

« Anticipation, prévention et répression »

Mais ces évènements, ainsi qu’une bagarre lors d’un match féminin entre Libourne et Cenon, ont poussé les autorités, interpellées par la Ligue régionale de football, à réagir.

« La violence n’a pas sa place, ni dans nos stades, ni sur les terrains de football », a déclaré ce mercredi 27 août le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, en posant les préceptes de la politique commune de lutte contre les violences, sous toutes ses formes, dans le microcosme du ballon rond en Gironde.

La résidence préfectorale de Bordeaux accueillait, ce matin là, le gratin du monde footballistique régional, du corps arbitral et des acteurs institutionnels départementaux. Autour de la table, quinze représentants d’instances sportives et de services de l’État étaient réunis pour renforcer leur lutte difficile face aux violences et aux incivilités de toutes formes sur les terrains de Gironde.

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