« Les rassemblements organisés dans le cadre du mouvement national du 10 septembre dans l’agglomération bordelaise et dans le département de la Gironde sont désormais tous levés », a fait savoir la préfecture dans un son dernier bilan de la journée.
La manifestation déclarée à Bordeaux s’est déroulée « sans incident majeur », souligne son communiqué. Douze interpellations ont cependant eu lieu en marge de la manifestation. Mercredi matin, des blocages de ronds-points ont eu lieu à Langon (5h30), Fargues-Saint-Hilaire (7h15), Biganos (7h20), ou Libourne (7h50), mais sans engendrer « de coupure de circulation », s’est réjouie la préfecture, pas plus que le rassemblement féministe qui s’est tenu sur un rond-point à Bordeaux.
Même un blocage à 4h30 du dépôt de tram Kéolis « a été dispersé dans le calme ». Et, pour être complet, « quelques lycéens ont cherché à mettre en place un barrage filtrant au lycée Montesquieu, sans impact sur les débuts de cours », toujours selon la préfecture.
« Manifestation déclarée, aux ordres du préfet »
Pour une journée qui s’annonçait corsée à Bordeaux, tout s’est déroulé au mieux, du point de vue des autorités. Pour des raisons différentes, elle a ravi certains de ses partisans, comme Loïc Prud’homme. Le député (France insoumise) de Gironde parlait à Rue89 Bordeaux d’un « grand succès » et de « premier jour de l’après Macron ». Tout en restant mesuré sur les suites d’une mobilisation, dont contrairement aux Gilets jaunes, l’ampleur n’a surpris personne :
« Les Gilets jaunes sont d’abord entrés dans l’action avant de mener une réflexion plus politique. Ce mouvement fait le chemin inverse : il a d’abord travaillé sur les mots d’ordre et comment les traduire en actions. Avec des bases solides, il peut s’élever plus haut. »
Mais de nombreux militants bouillonnent dur. Sur les messageries, certains critiquent « les discours paillettes » avant le départ du cortège, un « tracé sans danger » qui évite effectivement tout le centre-ville commercial, et « des syndicats qui prennent le lead » :
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