Le 5 septembre dernier, à la veille d’être censuré par l’Assemblée nationale, le gouvernement Bayrou adoptait in extremis un décret reconnaissant d’intérêt national majeur le projet de la société EMME. Celle-ci envisage de construire au terminal de Grattequina, propriété du Grand port maritime de Bordeaux, une raffinerie de sulfates de nickel et de cobalt, destinés à la filière des batteries électriques.
Ce « passage en force » de l’Etat, qui lui permet d’accélérer les démarches administratives en donnant la main à ses services sur les procédures d’urbanisme, hérisse les opposants à ce projet. Ils ne comprennent toujours pas le choix d’implanter dans cette zone naturelle et inondable, située dans le lit majeur de la Garonne, une usine classée Seveso seuil haut, en raison de la dangerosité des produits pour l’environnement.
La Sepanso (société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) Gironde et des riverains ont donc déposé un recours contentieux au Conseil d’Etat contre ce décret. Ils font valoir pas moins de 15 arguments susceptibles selon eux de constituer des vices de procédure.
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