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Deux militants écolos jugés à Bordeaux pour des actions contre des publicités géantes

Le parquet a requis jusqu’à 8 mois de prison avec sursis contre deux activistes d’Extinction Rebellion, qui avaient décroché ou tagué 6 bâches publicitaires accrochées sur la façade en travaux de la CCI. Leurs avocats invoquent l’état de nécessité pour cet acte de désobéissance civile, en soutien aux Gilets jaunes et pour dénoncer l’impact sur le climat des annonceurs.

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Deux militants écolos jugés à Bordeaux pour des actions contre des publicités géantes
Alexandre Mahfoudhi et Guillaume Mathieu à l’issue de leur procès, ce 27 janvier à Bordeaux

Brad Pitt éborgné place de la Bourse. L’image de cette publicité pour une banque en ligne, sur laquelle un œil de l’acteur américain avait été lacéré et repeint en rouge, a marqué les esprits. Deux des auteurs de cet acte comparaissaient ce mercredi 27 janvier devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour dégradations en réunion.

Alexandre Mahfoudhi et Guillaume Mathieu sont accusés d’avoir dégradé 6 immenses bâches publicitaires (400m2), dont plusieurs décrochées d’un bâtiment en travaux de la CCI (chambre du commerce et d’industrie) entre novembre 2019 et février 2020, lors du mouvement des Gilets jaunes.

« Ouvrir les yeux des gens »

Le premier, un militant écologiste bien connu à Bordeaux (il a été candidat aux législatives en 2017), a affirmé être à l’initiative de ces actions. Dénonçant un « procès bâillon », il a reconnu l’intégralité des faits contre ces réclames (pour Huawei, Audi, Renault et Boursorama), déclarant même s’être attaqué à d’autres banderoles.

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