Ce dernier conseil métropolitain de la mandature 2020-2026, ils l’avaient marqué d’une pierre blanche. Une trentaine d’opposants issus de divers collectifs (la Sepanso, le collectif Bois Vert, la Confédération Paysanne, Attac etc.) se sont réunis devant l’Hôtel de Bordeaux Métropole ce vendredi matin afin d’interpeller les élus sur le projet EMME.
« Ça se présente mal, on est pas assez nombreux, et quand les gens se réveilleront il sera trop tard », soupire Bernard, retraité vivant à Parempuyre.
« On arrive pas à comprendre que Bordeaux Métropole puisse accepter sans broncher que le plan local d’urbanisme soit modifié pour installer une usine de m…, alors que les habitants dans cette zone ne peuvent pas construire un garage car le secteur est inondable. Là, s’il y a le moindre problème au niveau de l’usine et qu’un container de sulfates de nickel et de cobalt, miscible dans l’eau, tombe dans l’eau, la Garonne sera morte pendant des dizaines d’années. »
La Métropole de Bordeaux doit théoriquement être consultée dans un délai de 2 mois après la remise du rapport des commissaires enquêteurs, prévue vers le 15 février. Elle est censé donner son avis sur le rapport des commissaires enquêteurs et la modification du plan local d’urbanisme. Mais la présidente de Bordeaux Métropole a déjà écarté l’organisation d’un débat sur le sujet, ce qui vaudra avis favorable.
Un projet « contraire aux politiques de la Métropole »
« Ne pas organiser ce vote reviendrait à consentir tacitement au projet, ce qui constituerait un contournement manifeste du débat démocratique », ont écrit 8 organisations signataires à Christine Bost, lui demandant « solennellement du programmer un conseil métropolitain dédié avant expiration du délai ».
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