On n’imaginait pas cela du pondéré Etienne Guyot. À moins de deux mois des municipales, le préfet de la Gironde a en effet donné lors de ses vœux à la presse un argument de campagne à l’extrême droite, ou à tous ceux qui penchent dangereusement en son sens, en faisant systématiquement le lien entre insécurité et immigration.
Mettant cette dernière parmi les 4 enjeux prioritaires pour 2026, il a voulu montrer les muscles de l’Etat, qui aurait augmenté l’an dernier de 30% les expulsions de clandestins en Nouvelle-Aquitaine. Et justifié ce durcissement par le fait que ces étrangers pouvaient – « parfois, pas toujours » –, basculer dans la délinquance. La preuve, selon lui : en zone police, c’est-à-dire dans la Métropole bordelaise, 49% des délits de voie publique seraient causés par des étrangers en situation irrégulière.
Circulez y a rien à voir
Interrogés par Rue89 Bordeaux sur les chiffres, les tendances et la nature précise des faits évoqués dans cette catégorie fourre-tout de délinquance de voie publique (qui peut concerner autant la possession d’une boulette de shit qu’une agression physique), ni le préfet ni ses services n’ont donné suite, renvoyant à la présentation prochaine du bilan 2025 de la délinquance.
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