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A Bordeaux, des avocats dénoncent la rétention d’Algériens sous OQTF mais pas les bienvenus dans leur pays

La prolongation de la rétention administrative d’un jeune algérien est devenue un dossier symbolique pour plusieurs avocats bordelais, qui dénoncent l’impasse dans laquelle se trouvent ces ressortissants, que l’Algérie refuse de reprendre.

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A Bordeaux, des avocats dénoncent la rétention d’Algériens sous OQTF mais pas les bienvenus dans leur pays
De nombreuses robes noires dans la salle E du tribunal d’appel de Bordeaux

La crise diplomatique entre la France et l’Algérie s’est invitée à la cour d’appel de Bordeaux par un coup d’éclat d’une dizaine d’avocats bordelais, en lien avec l’Institut de défense des étrangers (IDE). Dans la salle E ce lundi 9 février, Emmanuel Bréard présidait une audience sur la troisième prolongation de la rétention administrative d’un Algérien âgé de 24 ans, au CRA (centre de rétention administrative) de Bordeaux.

La décision de la préfecture de prolonger son enfermement était tombée le matin même. Maître Quentin Debril, en charge de la défense, a fait appel à 11h et a reçu un avis d’audience pour 14h. Maîtres Pierre Lanne, Sophie Chevallier-Chiron, Yasmine Djebli, Corentin Boyer, Amandine Gast, Yoann Goinguene, Sarah Lavallée, et Hugo Vinial sont alors mandatés pour marquer le coup :

« Depuis le printemps dernier la crise diplomatique entre les deux pays s’aggrave et l’Algérie refuse d’accueillir les expulsés. Une troisième prolongation est demandée sans aucune perspective de reconduite, et après ? », réagit Maître Pierre Lanne.

Le 9 décembre 2025, à sa levée d’écrou, le ressortissant algérien en situation irrégulière a été placé en rétention administrative par un arrêté du préfet de la Corrèze. Une décision de première prolongation est intervenue le 13 décembre 2025 et une seconde le 8 janvier 2026. Elles sont en effet valables pour un maximum de 30 jours, renouvelables trois fois, à condition de ne pas dépasser 90 jours de rétention continue.

« Après 90 jours, il sera relâché, et légalement il peut être interpellé à nouveau après une semaine et ça reprend », souligne l’avocat.

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#Centre de rétention administrative

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