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À Bordeaux, le débat économique entre candidats rattrapé par la guerre des mobilités

Ce vendredi, la CPME a organisé un débat à thème pour inviter les candidats à « parler économie ». Rapidement, les discussions ont dépassé le commerce et l’accessibilité des entreprises pour déboucher sur un clivage plus large : mobilité, place de la voiture, sécurité, et choix de modèle urbain.

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À Bordeaux, le débat économique entre candidats rattrapé par la guerre des mobilités
Six listes au débat organisé par la Confédération des petites et moyennes entreprises

C’est résolument la nouveauté dans cette élection : les débats à thème organisés par la société civile, organismes et associations. Ce vendredi, c’est la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et son collège des fédérations professionnelles, qui a organisé à Bordeaux – avant Gujan-Mestras et Libourne – les siens, invitant les candidats à Bordeaux à « parler économie ».

Sous cette appellation-valise, le rendez-vous devait porter en réalité sur l’accessibilité des entreprises et la relance du commerce de centre-ville, ainsi que l’accompagnement des acteurs économiques. Un sujet qui s’est régulièrement invité au conseil municipal, au gré des difficultés rencontrées par les commerçants. A nouveau, les échanges ont démontré que l’économie, à Bordeaux, semble désormais indissociable d’un autre champ de bataille : la place de la voiture et la sécurité.

Les prises de parole se sont réparties entre Julie Rechagneux (RN), Mickaël Baubonne (Bordeaux Nouvelle Voie), Virginie Bonthoux Tournay (Reconquête), Philippe Dessertine (indépendant à droite), Thomas Cazenave (Renaissance, Droite et centre) et Claudine Bichet, venue représenter Pierre Hurmic (maire sortant écologiste) qui a décidé de suspendre sa campagne jusqu’à nouvel ordre suite aux intempéries.

Une ligne de fracture nette s’est dessinée rapidement entre deux visions du développement urbain. D’un côté, ceux qui font de la reconquête automobile une condition de la vitalité commerciale. De l’autre, la majorité sortante qui assume la réduction des mobilités carbonées comme levier d’attractivité économique.

Où est la voiture ?

La première question posée aux candidats portait sur l’accessibilité des collaborateurs et des entreprises logistiques. Le débat s’est aussitôt déplacé vers la rocade et le stationnement. D’abord par Julie Rechagneux, première à prendre la parole, qui place le sujet sur le terrain des infrastructures routières : contournement Est de la rocade, baisse des tarifs de stationnement, remise en cause de la surtaxation des SUV. La fin de « l’écologie punitive » pour résumer.

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