« Un antifa = une balle », avec la croix celtique, symbole des mouvements d’extrême-droite : c’est le tag menaçant, inscrit sur un mur d’entrée du lycée Camille-Jullian, un autre étant recouvert du slogan « Justice pour Quentin ». Ils ont été peints, comme d’autres tags du même ordre dans le quartier Saint-Seurin, peu après la mort à Lyon de ce jeune militant d’un groupe néofasciste, tué lors d’une rixe dont les circonstances demeurent floues.
L’étudiant lyonnais aurait fait partie d’un service d’ordre visant à protéger une manifestation du mouvement d’extrême-droite Némésis contre la tenue d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan.
Les permanences LFI visées
Bien que l’enquête soit toujours en cours, la responsabilité de la France insoumise et de l’ultragauche dans l’inspiration de ce meurtre, a aussitôt été pointée par l’extrême-droite, la droite et le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a quant à lui condamné « avec la plus grande fermeté toute violence physique » et s’est défendu de toute implication.
Plusieurs locaux d’élus et candidats insoumis ont été vandalisés durant le week-end, dont celle de Nordine Raymond, candidat à Bordeaux. Sa permanence a été visée par « un jet de pavé qui brisait la vitrine du local ainsi qu’une vitre de la porte d’entrée », indiquait samedi une source policière au Figaro et au Parisien. LFI a déposé plainte, selon le quotidien francilien.

Si cette attaque ne faisait pas directement référence à Quentin, un tag avec une croix celtique et la mention « Fuck Antifa » a été taguée en face du local de campagne, à l’instar des inscriptions vues en d’autres lieux à Bordeaux.
Pas une première à Caju
L’an dernier, le lycée Camille-Jullian a déjà été dégradé par des tags antisémites et des croix celtiques. Cet établissement, ainsi que son proviseur, sont dans le viseur de la fachosphère depuis plusieurs années.
Ce dimanche, le tag « Justice pour Quentin » a été modifié par des militants antifascistes, qui ont barré le nom de l’étudiant identitaire. ils l’ont remplacé par ceux d’Adama, jeune homme décédé lors d’une interpellation de policiers dont la responsabilité vient d’être écartée par la Cour de cassation – sa famille va saisir la Cour européenne des droits de l’Homme -, et de Federico Martin Aramburu, rugbyman assassiné par deux militants fascistes, qui seront jugés cette année.


Chargement des commentaires…