Quatre jours après le nouvel épisode de violences qui est venu frapper le quartier des Aubiers le 5 février dernier, huit individus ont été placés en détention provisoire et mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou d’un délit ». Certains le sont également pour « détention, transport et acquisition d’armes de catégorie B », « recel en bande organisée de biens provenant d’un vol », ou encore « refus d’obtempérer ».
L’affaire, sur laquelle est revenu le procureur de la République, Renaud Gaudel, ce mardi lors d’un point presse au tribunal judiciaire, n’est pas sans rappeler celle du 25 décembre dernier. Des coups de feu tirés au même endroit avaient mortellement touché un jeune homme de 19 ans, originaire de Trappes. Là aussi, la justice privilégiait la piste du trafic de drogue et décrivait un même mode opératoire.
« C’est vraiment quelque chose qu’on ne retrouvait pas jusqu’à présent, cette capacité de procéder à des recrutements d’individus qui se caractérisent d’une part par leur jeunesse, et d’autre part par le fait qu’ils arrivent d’un peu partout en France », décrit Renaud Gaudeul.
Deux armes et deux logements
Il indiquant en effet qu’aucun des huit interpellés n’est originaire de la région bordelaise, mais d’Annemasse, d’Aubervilliers, de Beaumont, de Riom, de Mont-Saint-Aignan, de Clermont-Ferrand et de Rouen.
Quatre d’entre eux ont été interpelles peu de temps après les tirs place Ginette-Neveu. Leur véhicule avait été rapidement repéré par les équipages de la BAC sur les boulevards et pris en chasse. Le conducteur et trois des quatre passagers, qui avaient tenté de fuir à pied, ont été arrêtés, un pistolet semi-automatique et un revolver 357 magnum saisi.
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