« Annonces unilatérales lunaires sur le télétravail », « réorganisations bancales constantes, « dialogue social bafoué, salariés méprisés »… le communiqué des organisations syndicales d’Ubisoft – CFE-CGC, CGT, Printemps Écologique, Solidaires Informatique et STJV – publié le 6 février est bien gratiné. Elles ont appelé à une « grève massive et internationale les 10, 11 et 12 février ».
Cette grève s’inscrit dans une crise profonde que traverse depuis plusieurs mois le géant français du jeu vidéo (Assassin’s Creed, Prince of Persia…), présent dans une trentaine de pays et employant environ 17 000 salariés. Son PDG Yves Guillemot vient d’annoncer un vaste plan d’économies et de restructuration, comprenant fermetures de studios, annulations de projets et réorganisations internes.
A Bordeaux, 8% des 400 salariés ont répondu à l’appel, et certains d’entre eux ont tenu un piquet de grève devant le site de Bastide-Niel. Ils dénoncent une politique de restrictions qui frappe d’abord les salariés. A commencer par l’annonce d’un retour progressif à un modèle de travail beaucoup plus présentiel, alors que l’entreprise autorisait jusqu’à trois jours de télétravail par semaine.

Cet article fait partie de l’édition abonnés. Pour lire la suite, profitez d’une offre découverte à 1€.
Contribuez à consolider un média indépendant à Bordeaux, en capacité d’enquêter sur les enjeux locaux.
- Paiement sécurisé
- Sans engagement
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Chargement des commentaires…