« « Génocide mérité », « qu’ils brulent tous », « bon gaucho = mort » : à l’université Bordeaux-Montaigne, l’extrême droite appelle au meurtre et fait l’apologie d’un génocide », résume dans un communiqué le Comité d’action, organisateur notamment du village antifasciste sur le campus.
Ses militants indiquent avoir découvert ce lundi matin sur les murs de l’université « des tags « des tags d’extrême droite qui témoignent de la violence de leurs idées ». Plusieurs ont notamment visé la fresque en soutien à la Palestine réalisée par les étudiants de l’UBM, avec des slogans tels que « Génocide mérité », « Fuck Palestine », « qu’ils brûlent tous ».

« Blanchiment de l’extrême droite »
Certains sont à caractères racistes ou xénophobes, comme « Fuck islam » ou « Rémigration ». D’autres encore sont des menaces de mort, tel que « Bon gaucho = mort ». Un tag « justice pour Quentin » ne laissant guère de doute sur le profil des auteurs, ces inscriptions s’inscrivant selon le Comité d’action contre l’extrême droite dans une « séquence de décomplexion » :
« Vendredi soir à Bordeaux, une centaine de personnes se sont réunies derrière une banderole arborant une croix celtique. (…) A Lyon, ce samedi, la manifestation hommage à Quentin Deranque organisée avec l’aval du gouvernement a été ponctuée de saluts nazis. Depuis la mort du militant néofasciste, ancien membre de l’Action française et militant des Allobroges bourguignons, la nébuleuse néofasciste profite de la criminalisation de la gauche radicale et du blanchiment de l’extrême droite orchestrés par le gouvernement pour se montrer au grand jour. »
Le Comité souligne que durant le week-end, l’UNI et la Cocarde, deux syndicats de droite et d’extrême droite, ont revendiqué avoir collé des affiches sur le campus. Il indique qu’une soixantaine d’étudiants antifascistes se sont retrouvés ce lundi « pour recouvrir ces tags et rappeler qu’à Montaigne, [ils] continueront à s’opposer à ces idées racistes ».
Dénonçant la volonté du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche d’interdire les meetings dans les universités, le Comité « exige une prise de position claire de la présidence de l’université Bordeaux Montaigne », qui « avait cherché à faire annuler le village antifasciste et s’était opposée pendant plusieurs jours à la fresque en soutien à la Palestine ».
Sollicitée par Rue89 Bordeaux, l’Université de Bordeaux-Montaigne n’a pas souhaité réagir.


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