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Hébergement, VIH, seniors… la défense des droits LGBTQIA+ en débat à Bordeaux

A l’initiative du Girofard, des candidat.es ou leurs représentants aux municipales – sauf celles d’extrême droite -, ont débattu pendant plus de deux heures des enjeux qui traversent la vie des personnes LGBTQIA+ à Bordeaux. Même si les sujets abordés, en débordant parfois sur des considérations très générales, les ont parfois poussé au hors sujet.

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Hébergement, VIH, seniors… la défense des droits LGBTQIA+ en débat à Bordeaux
Capture d’écran de la retransmission du débat sur Twitch, moyen par lequel Rue89 Bordeaux a suivi les échanges, la presse n’ayant pas été conviée.

« Les personnes LGBTQIA+ sont de manière générale plus touchées par la précarité que la population globale. » Ce constat, relevé fin 2025 dans la revue Nature Human Behavior, a lancé le débat organisé le jeudi 19 février par Le Girofard à Bordeaux.

Plusieurs têtes de listes (ou leurs représentant.es) étaient invitées (sauf les candidates d’extrême droite, l’une d’elles ayant appelé en mars 2025 à la dissolution de l’association). Elles ont échangé sur des questions telles que les ruptures familiales, les discriminations à l’embauche, la santé mentale fragilisée, ou encore le cumul des vulnérabilités pour les personnes racisées, en situation de handicap ou minorisées dans le genre.

Subventions et transition

Olivier Escots, représentant le maire sortant Pierre Hurmic, défend d’abord le bilan de sa majorité :une hausse de 140 % des subventions aux associations LGBTQIA+ durant le mandat et la mise en place de conventions pluriannuelles pour donner de la « visibilité » et réduire la charge administrative. Il défend aussi la commission municipale LGBTQIA+, où les associations participent à l’élaboration des politiques publiques, et évoque la formation des agents d’état civil.

Mais pour Petra Bernus (Révolution Permanente), les démarches restent « extrêmement longues, fastidieuses et très complexes ». Le changement de prénom en mairie est « encore beaucoup trop long » et le changement de sexe à l’état civil demeure « un chemin de croix d’humiliation ». Elle cite le cas d’une colistière trans contrainte de se présenter sous son ancien genre, faute d’avoir pu finaliser ses démarches.

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