Après plusieurs jours de crues, les digues de plusieurs communes ont été mises à rude épreuve. Certaines ont fini par céder. Samedi 14 février, la commune d’Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne, a perdu 50 mètres de digue. Le maire, Christian Girardi, a vu s’effondrer dans la journée trois ouvrages de protection, laissant l’eau envahir le secteur de la gare et le quartier du Lot.
Les digues constituent souvent la seule protection des populations, d’autant que certaines communes se trouvent en zone 100 % inondable. C’est le cas de la petite commune de Floudès, sur la rive gauche de la Garonne en Gironde, au sein de la communauté de communes du Sud Gironde. Le 12 février, elle a été prise d’assaut par les eaux lorsque sa digue a cédé.
Les communes girondines de Bourdelles et de L’Hure, également situées en zone inondable et jusque-là protégées par la digue lot-et-garonnaise de Jusix, sont à nouveau sous l’eau à cause d’une brèche. La digue de Sainte-Croix-du-Mont, en Gironde, n’a pas résisté non plus à la tempête et à l’élévation de la Garonne (10,40 mètres). Elle a cédé samedi dernier au matin, inondant le lieu-dit Le Peyrat, soit une centaine de maisons et de bâtiments.

Qui pour financer ?
Le maire, Michel Latapy, confie son désarroi à France 3 Nouvelle-Aquitaine, chiffrant le coût de remise en état à 1,5 million d’euros. Un montant inabordable pour la Communauté de communes Convergence Garonne, qui lève pour 2025 260 000 euros via la taxe GEMAPI, pour un budget d’investissement d’environ 446 000 euros.
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