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« Je ressens parfois ce regard un peu différent » : pourquoi les femmes peinent à devenir maires

La présidente de Bordeaux Métropole, Christine Bost, masque une réalité encore prégnante : les femmes sont très minoritaires parmi les maires – 1 sur 5 en France, 1 sur 4 en Gironde. Leur nombre pourrait même reculer en mars dans l’agglomération bordelaise, car peu sont têtes de liste aux municipales. Entre doutes sur leur capacité à concilier vie de famille et politique et difficultés à se sentir légitimes face aux hommes, elles souffrent d’être peu représentées parmi les élites locales.

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« Je ressens parfois ce regard un peu différent » : pourquoi les femmes peinent à devenir maires
(De gauche à droite) Claire Layan, Tiana Castelneau, Christine Bost, Emilie Sarrazin et Bérangère Couillard sont toutes candidates dans des communes de la métropole bordelaise.

En France, les femmes composent la moitié de la population. Mais elles représentent seulement un maire sur cinq, et un président d’intercommunalité sur 10, selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité. Parmi elles figure la présidente de Bordeaux Métropole, Christine Bost.

« J’avais un peu appuyé là-dessus lors de mon investiture à la Métropole, sur le fait d’être la première femme après 7 hommes, se remémore la maire d’Eysines. Je réalise que je suis une exception parce que je le vois dans les réunions avec les autres présidents d’intercommunalité, quand je rencontre sur des projets des entreprises, des acteurs locaux. Souvent, je suis la seule femme. »

En effet, sur les 28 intercommunalités que compte la Gironde, seules cinq d’entre elles sont dirigées par une femmes : outre Christine Bost, Marie-Hélène des Esgaulx à la Communauté d’agglomération Bassin d’Arcachon Sud-Pôle Atlantique, Valérie Guinaudie à la Communauté de communes (CDC) du Grand Cubzaguais, Marie-France Régis à la CDCC du Fronsadais, Lydia Heraud à la CDC de l’Estuaire.

24% des communes dirigées par une femme

Quand on se penche sur les 535 mairies que compte le département de la Gironde, elles sont 131 à avoir remporté le scrutin lors des dernières élections, prenant ainsi la tête de 24% des communes girondines. Selon Sud Ouest, c’est 27 élues de plus qu’en 2014. On ne saura que le soir du 22 mars prochain si ce ratio sera plus paritaire, et il est difficile de savoir si le nombre de têtes de listes féminines progresse, la date limite du dépôt des listes étant le 26 février.

Bordeaux va en la matière battre un record : dans cette ville qui n’a jamais été dirigée par une femme, elle sont pour l’instant cinq en lice : Julie Rechagneux (RN), Virginie Bonthoux-Tournay (Reconquête), Myriam Eckert (Bordeaux en Luttes), Petra Bernus (Révolution Permanente) et Fanny Quandalle (Lutte Ouvrière). Cette dernière se présente pour la troisième fois, après deux scrutins où elle était l’unique représentante féminine.

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