Un bras-de-fer politique s’annonce sur la gestion de l’eau. Réunis à Mérignac (Gironde), les présidents de comités de bassin, instance qui contrôle des agences de l’eau, dénoncent les « contradictions » et les « paradoxes » des orientations actuelles de l’Etat, selon les termes d’Alain Rousset, président du comité de bassin Adour-Garonne (qui, avec celui de Loire-Bretagne, gère le réseau hydrographique de Nouvelle-Aquitaine).
« Aujourd’hui, le premier défi qui se pose, c’est celui du réchauffement et du désordre climatique, avec des périodes où il y a trop d’eau ou pas assez, des sècheresses, des canicules. Sur notre bassin, on sait qu’on aura 20% de précipitations en moins. Et plus on avance dans la recherche, plus se posent des problèmes de la qualité de l’eau et ses graves conséquences sur la la santé publique (nitrates, métabolites de pesticides, PFAS…). Il faut donc qu’on reste en responsabilité et qu’il n’y ait pas de textes de lois qui se surajoutent. »
Un moratoire mal reçu
Dans le viseur des présidents de comité de bassin : une circulaire découlant de la loi Duplomb, qui permet aux préfets de suspendre les décisions de prélèvements d’eau si des évaluations socio-économiques d’impact, notamment pour les agriculteurs, n’ont pas été réalisées. Jusqu’à présent des études strictement scientifiques, dites HMUC (hydrologie, milieux, usages, climat), déterminaient les volumes d’eau prélevables.
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