Si la plupart des barmaids sont passionnées par leur activité, certaines confient avoir déjà vécu ou assisté à une ou plusieurs agressions de tout ordre sur leur lieu de travail. L’accoutumance à ce genre de comportements se fait sentir en écoutant les témoignages : des récits de violences, ordinaires dans ce milieu, particulièrement quand on est une femme, ou perçue comme telle.
« Un soir un homme que j’ai décidé d’arrêter de servir, a plongé son regard dans le mien pour me faire comprendre qu’il allait me frapper, confie Louise, 27 ans, alternante barmaid en 2023 au Dick Turpins, il commence à faire le tour du bar pour me confronter directement et heureusement ce soir-là il y avait un groupe d’amis […] qui l’ont arrêté avant qu’il ne vienne jusqu’à moi. Un autre soir, un client m’a dit qu’il se branlerait bien dans mes seins. Comment continuer à travailler dans ces conditions et passer outre le fait qu’on ne nous respecte pas ? ».
Aussi, un malaise traverse la profession, lorsqu’on est une femme, ou identifiée comme telle. À des conditions de travail éprouvantes, inhérentes au métier, s’ajoutent le poids d’un traitement différencié lié au genre. Margaux*, employée du Vintage group, confie se sentir régulièrement en danger sur son lieu de travail. Pauline*, elle, souligne la particularité de ce type de métier :
« Généralement ce sont des personnes sous alcool et/ou drogues, sauf que problème, on travaille avec de l’alcool… »
La consommation de boissons alcoolisées reste un facteur aggravant, à l’instar de l’agression à coups de poings d’une serveuse par un client du Theatro, en 2022. Mais elle n’explique pas à elle seule la violence dirigée spécifiquement contre les employées de bar.
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