Média local avec zéro milliardaire dedans

Une militante victime d’inceste convoquée pour un collage, les Féministes en Libournais dénoncent une « justice à deux vitesses »

Dans un récent post Instagram, le collectif des Féministes en Libournais dénonce la situation à laquelle se retrouve confrontée l’une de ses militantes : alors qu’elle attend toujours l’ouverture de l’instruction pour sa plainte pour faits d’inceste déposée il y a un an et demi, elle a été auditionnée pour des collages sur un bâtiment public à peine deux mois après les faits.

,
Édition abonnés
Une militante victime d’inceste convoquée pour un collage, les Féministes en Libournais dénoncent une « justice à deux vitesses »
Cette « justice à deux vitesses » est régulièrement dénoncée dans les cortèges féministes, comme ici lors d’une manifestation le 23 novembre 2024.

Vendredi 1er février, à Guîtres, elles étaient une quinzaine des Féministes en Libournais à faire le déplacement pour venir soutenir Marie* (*pseudonyme), auditionnée par la gendarmerie pour des « dégradations légères sur un bâtiment public ».

Les faits dont elle est suspectée se seraient produits le 21 novembre 2025. Le message « L’éducation sexuelle protège de l’inceste » aurait été collé sur le mur de la salle des fêtes d’une petite commune dans le libournais.

Toujours au stade de l’enquête

Moins de dix jours plus tard, elle reçoit la visite de trois gendarmes à son domicile. Ces derniers la questionnent sur son véhicule, puis l’appelleront ensuite une dizaine de fois. La militante vit ces interrogatoires comme une injustice : il y a un an et demi, elle trouvait le courage de franchir la porte de la gendarmerie afin de déposer plainte pour des faits d’inceste – un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle et qui touche chaque année 160 000 enfants.

Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous

Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture

Abonnez-vous
Abonnez-vous maintenant pour suivre l’actualité locale.

Déjà abonné⋅e ?

Connectez-vous

#Violences sexuelles

Activez les notifications pour être alerté des nouveaux articles publiés en lien avec ce sujet.

Voir tous les articles

À lire ensuite


Une enquête ouverte sur des violences physiques et sexuelles commises dans les années 1970 au collège catholique de La Brède

Photo : DR

« Quand les portes et les volets sont clos » : Marie-Christine Renaudeau livre un récit bouleversant des violences conjugales dont elle a été victime

Photo : MB/Rue89 Bordeaux

Partager
Plus d'options