Vendredi 1er février, à Guîtres, elles étaient une quinzaine des Féministes en Libournais à faire le déplacement pour venir soutenir Marie* (*pseudonyme), auditionnée par la gendarmerie pour des « dégradations légères sur un bâtiment public ».
Les faits dont elle est suspectée se seraient produits le 21 novembre 2025. Le message « L’éducation sexuelle protège de l’inceste » aurait été collé sur le mur de la salle des fêtes d’une petite commune dans le libournais.
Toujours au stade de l’enquête
Moins de dix jours plus tard, elle reçoit la visite de trois gendarmes à son domicile. Ces derniers la questionnent sur son véhicule, puis l’appelleront ensuite une dizaine de fois. La militante vit ces interrogatoires comme une injustice : il y a un an et demi, elle trouvait le courage de franchir la porte de la gendarmerie afin de déposer plainte pour des faits d’inceste – un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle et qui touche chaque année 160 000 enfants.
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