Que Bordeaux soit « décoloniale, antiraciste, féministe, et inclusive pour toutes et tous ». C’est en ces mots que Nordine Raymond rêve la capitale girondine au lendemain de son éventuelle victoire. Pour conclure sa campagne, le candidat a choisi de réaffirmer son engagement antifasciste dans un communiqué listant quelques unes des mesures de son programme.
Ainsi, il veut créer une Maison des Esclavages et de la Résistance pour « poursuivre le travail sur la mémoire coloniale de Bordeaux », proposition inspirée par son colistier Karfa Diallo. Il suggère également d’ouvrir un centre de santé féministe « proposant IVG, contraception, suivi gynécologique et accompagnement des violences », de former l’intégralité des agents de la commune à la lutte contre toutes les discriminations ou encore constituer le maire en partie civile lors de tout dépôt de plainte d’une victime de racisme, islamophobie, antisémitisme, sexisme, validisme, LGBTIphobie.
« Nous défendrons une politique engagée activement contre toutes les formes de discriminations, qui lutte pour l’égalité réelle et ouvre le chemin vers des droits nouveaux », affirme le candidat.
Pourtant marqués par un contexte national tendu, avec le meurtre du militant identitaire et néonazi Quentin Deranque lors d’affrontements avec des militants antifascistes à Lyon et le tollé des déclarations aux relents antisémites de Jean-Luc Mélenchon, les insoumis bordelais n’ont pas réellement ressenti les effets de la polémique sur le terrain.
« Il [Jean-Luc Mélanchon] ne nous gêne pas du tout, assure Nordine Raymond auprès de nos confrères de Sud Ouest. Je n’oublie pas qu’il a sauvé la gauche de ce pays, je n’ai pas de désaccord de fond avec lui. »
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