Difficile de passer à côté du sujet à Parempuyre. Sur tous les panneaux électoraux, le nom EMME – projet contesté de raffinerie, dédiée à la transformation de nickel et de cobalt en sulfates pour les batteries électriques –, apparaît barré d’une croix, à côté des affiches des trois candidats en lice pour les municipales.
Mais chez les habitants que nous avons rencontrés, les avis sont partagés quant à l’incidence sur le scrutin du 15 mars.
« Cette usine est une catastrophe et elle fait un peu peur aux gens, certains craignent que cela fasse perdre de la valeur à leur logement. Mais je ne suis pas sûre que ce soit l’argument principal dans cette élection », estime Jennifer, une esthéticienne de 41 ans, qui attend de voir les professions de foi pour arrêter son choix.
Pas contre, mais…
Dans cette commune de 10400 habitants au nord de Bordeaux, certains pensent en effet que l’affaire est déjà entendue, et que l’élection ne changera rien :
« On a pas le choix, affirme Bernard, restaurateur de 64 ans. Les terrains appartiennent au port de Bordeaux [dirigé par l’Etat, NDLR]. Le seul truc possible, c’est de trouver une entente avec l’entreprise pour que la ville puisse bénéficier d’avantages – entretien des jalles et des abords de la Garonne, installation de caméras, emplois… La mairie et Loïc Rozier-Duplantier l’ont compris, et ils sont pour. »
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