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En tête mais à portée de tir, Pierre Hurmic toujours en confiance à Bordeaux ?

Alors que les sondages le donnaient au dessus de 30%, le score relativement faible du maire sortant a surpris. Pourtant, Pierre Hurmic a gagné près de 9000 voix par rapport à 2020, avec une participation il est vrai beaucoup plus faible. Alors qu’il vient de refuser une alliance avec les insoumis, comment permettre à la gauche de conserver la mairie dimanche prochain ?

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En tête mais à portée de tir, Pierre Hurmic toujours en confiance à Bordeaux ?
Pierre Hurmic, ce lundi, dans sa permanence de campagne

Arrivé en tête du premier tour des municipales avec 27,7% des suffrages, Pierre Hurmic aborde l’entre-deux-tours dans une équation paradoxale. Six ans après sa victoire historique à Bordeaux, le maire écologiste progresse nettement en nombre de voix mais recule en proportion. Logique, étant donnée la forte abstention liée à la pandémie de Covid.

En 2020, seuls 55 818 suffrages s’étaient exprimés à Bordeaux, pour une participation de 36,9 %. Pierre Hurmic avait alors obtenu 18 894 voix, soit 34,4 % des suffrages. Ce résultat lui avait permis d’arriver en tête avant de l’emporter au second tour avec 26 509 voix et 46,5 % face au maire sortant Nicolas Florian.

Ce dimanche, la participation a atteint 58,1 %, soit 101 141 suffrages exprimés, dont 27 719 pour Pierre Hurmic, qui gagne donc près de 9000 votes par rapport au premier tour de 2020.

La droite mobilisée

Malgré cette progression, le résultat du maire (27,7 %) se situe en deçà des scores annoncés dans les derniers sondages – 33% fin février, 31% le 9 mars. Ses adversaires y ont vu un désaveu des Bordelais pour leur maire. Dimanche soir, Thomas Cazenave a déclaré : « Les Bordelais veulent changer de maire », ajoutant que « l’alternance est possible ».

Pierre Hurmic a tenté de l’expliquer lors d’un point presse ce lundi : « La confrontation a fortement mobilisé un électorat de droite, voire parfois d’extrême droite », a-t-il ainsi déclaré en évoquant le duel opposant les deux candidats de droite, Thomas Cazenave et Philippe Dessertine.

Cette compétition interne aurait contribué à créer une forte dynamique électorale dans les quartiers conservateurs de la ville. Le maire sortant cite notamment l’exemple de Caudéran, bastion historique de la droite bordelaise, où la participation a été particulièrement forte. Dans les quatre bureaux de vote Jean-Cocteau (proche des boulevards) par exemple, elle oscille entre 63,48% et 71,94%, et les candidats de droite y font 77,32%.

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