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Mais quelles sont ces pressions qui pesaient sur les épaules de Dessertine ?

Le retrait soudain de Philippe Dessertine, entre les deux tours, continue de susciter interrogations et malaise. Derrière la version officielle, des témoignages évoquent pressions, tensions et manœuvres politiques. De quoi éclairer autrement une décision qui rebat les cartes face à Thomas Cazenave et Pierre Hurmic.

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Mais quelles sont ces pressions qui pesaient sur les épaules de Dessertine ?
Philippe Dessertine, à quelques minutes de l’annonce de son retrait

Le revirement a été aussi rapide qu’inattendu. Troisième du premier tour des municipales à Bordeaux (20,2%), dans la course pour la victoire finale, Philippe Dessertine a annoncé avec fracas son retrait mardi soir. Un détail qui n’est pas anodin : il n’a donné aucune consigne de vote.

Assis derrière une table, devant quelques supporters venus à la Maison cantonale, d’abord pour assister à un meeting, annulé à la dernière minute, Philippe Dessertine lit son texte, à moitié convaincu : « Je dois me rendre à l’évidence, la victoire dimanche prochain n’est pas envisageable. » Le candidat précise que dernière cette décision, « aucune discussion, aucune tractation, aucune négociation ». Avant d’ajouter :

« Je crois, nous croyons tous, qu’il est possible de faire de la politique autrement qu’en multipliant les pressions, les coups bas et les attaques. Je crois que notre démocratie reprendra tout son sens pour nous et peut-être surtout pour notre jeunesse quand les projets d’avenir redeviendront le cœur des débats lors des campagnes électorales. A Bordeaux, en ce mois de mars 2026, ce moment n’est pas encore venu. »

Voilà qui alimente un sentiment général, aussi bien chez ses partisans que chez les journalistes présents dans la salle.

« Je vous assure que des pressions, amicales ou non, j’en reçois et nous en recevons depuis six mois. Nous sommes des candidats hors système, et le système n’aime pas les candidats hors système », croit-il bien dire pour rassurer son monde.

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