Dans le hall du bâtiment 2 de la résidence Kipling, au Grand Parc, les boîtes aux lettres portent encore les traces d’anciens noms grattés au marqueur. Les sonnettes, pour la plupart, ne fonctionnent plus. À chaque étage, des vélos d’enfants, des trottinettes, des sacs de courses et des paires de chaussures sont rangés dans les parties communes.
Parfois un mot, écrit au feutre sur une feuille scotchée à la porte, indique : « Frapper fort ». Les équipes des candidats ne se font pas prier. Si certains habitants ont déjà arrêté leur décision, beaucoup attendent le dernier moment. Pour les militants, l’enjeu est là.
À une semaine du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars, les candidats viennent chercher les voix une à une. Et notamment dans ces quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), où l’abstention en 2020 a dépassé la moyenne bordelaise : 67% au second tour, contre 61,7% à Bordeaux.
Or c’est un terrain disputé par la gauche. Certes, en 2020, lors du second tour, Pierre Hurmic était devant Nicolas Florian aux Aubiers (47,23% contre 42,93%), il était cependant devancé par le maire sortant dans les trois bureaux de vote du Grand Parc (51,31% contre 39,62%).
« On ne les a jamais vus »
Au Grand Parc, les militants de Pierre Hurmic mènent alors une opération « coup de poing » ce samedi 28 février. Un petit document leur est distribué : quelques rappels sur l’histoire et la sociologie du quartier. Certains suivent un GPS sur leur téléphone, d’autres consultent des plans imprimés pour trouver les immeubles.
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