Un débat de plus, on serait tenté de dire – et donner raison à un candidat qui nous a confié qu’ « il y en a trop » –, mais celui préparé par Le Bureau des Médias à Sciences Po Bordeaux ce jeudi 5 mars à l’Athénée municipal, a eu le mérite de réunir pour la première fois tous les candidates et candidats officiels à la mairie de Bordeaux, sauf Philippe Poutou qui a décliné l’invitation. Ils étaient 10 à donner leur vision sur quatre thématiques : logements, mobilités, commerce et sécurité.
Et c’est au cours du dernier que la salle, remplie pour moitié d’étudiants, s’est enflammée, entre huées, applaudissements et agacements du public. Dès l’ouverture, la modératrice précise qu’à Bordeaux, la sécurité dispose d’un budget de 13,6 millions d’euros, réparti entre huit brigades de la police municipale avec 187 postes, dont une vingtaine restent à pourvoir. S’y ajoutent 46 agents de surveillance de la voie publique, ainsi que 200 caméras réparties dans les quartiers. Depuis 2024, 57 agents de la brigade d’appui et de sécurisation sont armés.
« La première des insécurités est économique »
La gauche radicale se rejoint rapidement sur un point : « La première des insécurités, la véritable, elle est d’abord économique et sociale », affirme Petra Bernus (Révolution permanente), pour qui la sécurité ne peut pas être réduite à la question policière. Fanny Quandalle (Lutte ouvrière) dénonce la violence de « l’organisation capitaliste de cette société » et celle de « la marche à la guerre » :
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