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Rythmes scolaires : Bordeaux s’en tient à sa réforme
Politique  Société 

Rythmes scolaires : Bordeaux s’en tient à sa réforme

par Simon Barthélémy.
Publié le 16 mai 2014.
Imprimé le 03 décembre 2022 à 06:51
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Salle de classe (Wikipedia)

Salle de classe (Wikipedia)

Mercredi matin travaillé, 2 heures d’activités nouvelles en élémentaire : malgré le décret Hamon qui l’autorisait, la mairie de Bordeaux ne modifie pas son organisation des nouveaux rythmes scolaires, et ne fait pas non plus payer les familles. La réforme sera appliquée en septembre, et coûtera 1,8 millions d’euros à la Ville.

La mairie de Bordeaux a assuré ce vendredi qu’elle ne toucherait pas aux grandes lignes de l’application de la réforme des rythmes scolaires. Malgré le décret du ministère de l’Education nationale autorisant des expérimentations, la Ville maintient l’organisation prévue pour la rentrée 2014. Emmanuelle Cuny, adjointe en charge de l’Education, a donné des précisions sur celle-ci.

Afin d’alléger les journées, et de répartir les heures sur 4 jours et demi au lieu de 4, les enfants auront donc tous classe le mercredi matin, jusqu’à 11h30. Une garderie gratuite sera assurée ce jour-là jusqu’à 12h30. En revanche, seuls les écoliers allant en centre de loisir pourront aller à la cantine, « un choix fait par 25 des 28 communes de la CUB », relativise l’adjointe.

Pour faire face à l’augmentation prévisible des inscriptions, 800 nouvelles places seront prévues en centre de loisir, contre 3600 aujourd’hui.

Deux heures d’activité en plus pour les enfants

Les autres jours de la semaine, l’école se terminera à 16h et les activités péri-scolaires commenceront à ce moment là, et non plus à 16h30. Cela se traduira par un surcoût pour les familles qui mettent leurs enfants en garderie, compensé toutefois par la volonté de la Ville de facturer ce service à la demi-heure, et non à l’heure comme aujourd’hui.

En maternelle, les nouvelles activités auront lieu lors d’une pause méridienne allongée – « des activités calmes – contes, lecture… – pour apaiser ce moment de la journée », poursuit Emmanuelle Cuny.

Les écoliers en élémentaire auront quant à eux deux heures de temps d’activité péri-éducatives (TAP), un après-midi par semaine, « pour permettre aux enfants de sortir et d’aller dans des établissements culturels ou sportifs, ou bien pour accueillir des interventions dans l’école ».

Ces TAP se dérouleront selon les écoles l’un des quatre jours de la semaine hors mercredi. La Ville n’a donc pas profité du décret Hamon pour revenir à son projet initial de 3 heures de TAP, qui aurait donné plus de souplesse et de temps aux sorties scolaires.

« Pour certaines écoles, 2 heures, c’est un peu juste, concède Emmanuelle Cuny. Mais le l’assouplissement proposé par Benoît Hamon est intervenu tard, et il n’était pas question pour Bordeaux de revenir sur une organisation qui a nécessité 60 réunions de concertations. Nous ne voulions pas tout recommencer. Et ces activités seront gratuites. »

Un coût de 120 euros par enfant pour Bordeaux

Bordeaux n’a en effet pas souhaité imiter la mairie socialiste de Lyon, qui a décidé de facturer ces TAP. La réforme n’est pas indolore pour la Ville : 1,8 million d’euros, soit 120 euros par enfant, à sa charge. La somme est relativement modeste comparée aux budgets locaux de l’éducation – 48 millions d’euros – et de la collectivité – 350 millions.

Mais l’élue souligne que la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités – 11 milliards d’euros sur trois ans – va coûter cher, sans que l’on sache encore dans quelle mesure. L’an dernier, les finances de la Ville ont déjà été amputées de 4,5 millions d’euros, sur une économie globale de 1,5 milliard d’euros.

Aujourd’hui, chaque école peut donc finaliser son programme avec les associations locales, parmi les 85 qui avaient présenté des projets. 720 animateurs extérieurs interviendront en élémentaire, et 76 en maternelle.

L'AUTEUR
Simon Barthélémy
Simon Barthélémy
Journaliste, cofondateur de Rue89 Bordeaux

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