L’Etat dit stop à Uberpop et aux dérapages des taxis girondins
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L’Etat dit stop à Uberpop et aux dérapages des taxis girondins

Pierre Dartout a tenu à faire passer un message pour éviter que chacun fasse justice lui-même (WS/Rue89 Bordeaux)

Pierre Dartout a tenu à faire passer un message pour éviter que chacun fasse justice lui-même (WS/Rue89 Bordeaux)

Suite aux dernières violences au niveau national entre chauffeurs de taxis et utilisateurs d’Uberpop, des contrôles ont eu lieu ce début de semaine à Bordeaux « pour éviter les dérapages ».

Le fait divers n’a échappé à personne, un Lyonnais de 27 ans a été violemment agressé par des chauffeurs de taxi, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 juin. Après avoir demandé à un taxi de le ramener et essuyé un refus sous prétexte d’une grève, le jeune homme a décidé de faire appel au service Uberpop. Bilan : 21 jours d’ITT, un nez cassé et une photo qui a enflammé les réseaux sociaux.

Il n’en fallait pas plus pour que la préfecture de Gironde mobilise des forces de police pour prévenir les tensions à Bordeaux. Toute la journée de mardi, plusieurs contrôles ont eu lieu afin d’appliquer la loi qui interdit Uberpop dans tout le département girondin.

« Appliquer le droit commun doit participer à la baisse des tensions, a déclaré Pierre Dartout, préfet de la région Aquitaine et préfet de la Gironde. Le renforcement des contrôles est un message adressé à tous. »

Depuis, des procédures juridiques sont en cours suite à 35 interpellations de chauffeurs Uberpop. On estime leur nombre à Bordeaux à une centaine, chiffre en baisse depuis les dernières mesures prises :

« Nous sommes face à un enjeu de taille, ajoute le préfet. Nous avons deux messages à faire passer : il faut que la concurrence déloyale cesse d’une part, et éviter que chacun fasse justice lui-même d’autre part. »

Le but recherché des pouvoirs publics locaux est d’anticiper les dérapages et de désamorcer les crispations. Il s’agit aussi de donner tort aux chauffeurs de taxis qui soupçonne « l’État d’être dépassé par la situation ». Pour ce faire, le Préfet s’appuie sur « un arsenal juridique » qui définit un cadre légal. Celui-ci prévoit une peine encourue pour un chauffeur Uberpop d’un an de prison et de 15000€ d’amende.

Mais comment opère la police lors des contrôles ? Et qu’est ce qui fait office d’un flagrant délit ? Le directeur départemental adjoint de la sécurité publique, Jean-Paul Faivre, explique :

« Nous intervenons sur des points sensibles comme la gare, l’aéroport ou à la sortie des boîtes de nuit. Ce sont les lieux où la demande de chauffeurs Uberpop est la plus élevée. Lors d’un contrôle, nous comptons sur la collaboration de l’usager, lui faisant valoir qu’il ne risque rien juridiquement. »

Malgré cela, la collaboration de l’usager reste difficile. Il est plutôt du côté du chauffeur, Uberpop étant une solution partagée face aux difficultés financières.

L'AUTEUR
Walid Salem
Walid Salem
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