Facebook renonce à poursuivre Whybook
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Facebook renonce à poursuivre Whybook

Les mootons de Whybook peuvent toujours se poser des questions (DR)

Les mootons de Whybook peuvent toujours se poser des questions (DR)

Bonnes nouvelles pour WhyboOk : il ne devrait pas être attaqué en justice par Facebook pour risque de confusion entre les deux marques. Et un Grand Décideur, le patron des hypers Système U, a répondu à une question postée sur le site bordelais de mobilisation citoyenne.

Facebook n’assignera pas en justice le site internet WhyboOk, a annoncé à Rue89 Bordeaux son cofondateur, le bordelais Gregory Poinsenet. Le géant américain du réseau social estimait trop proche du sien le nom choisi par l’association française, qui propose aux internautes de poser des questions aux décideurs, et la menaçait de poursuite si elle n’y renonçait pas. Facebook craignant qui Whybook profite de sa notoriété pour lui manger la laine sur le dos.

Les avocats de la firme en France ont finalement fait savoir qu’ils n’iraient pas plus loin contre l’association à but non lucratif. Ils lui demandent toutefois de modifier certains intitulés parmi les catégories choisies lors de dépôts de marque à l’INPI (institut national de la propriété intellectuelle), dont celle la désignant comme un réseau social, ce que l’association refuse pour l’instant de faire.

Des moutons et des poules

Celle-ci peut toutefois se prévaloir d’un premier succès dans sa démarche, qui s’apparente aux outils numériques de mobilisation citoyenne en ligne, comme le site de pétition change.org, en ayant enfin obtenu une réponse à l’une des questions posées sur le site. Le PDG des hypermarchés Système U, Serge Papin, a en effet réagi à l’interpellation de l’association de protection animale L214 (récemment à l’origine de la fermeture d’un abattoir à Alès).

« Pourquoi, contrairement à vos engagements, continuez-vous à vendre, sous la marque U, des œufs issus de poules élevées en batterie ? », demandait la directrice de L214, Brigitte Gothière, soutenue par 309 internautes (ou moutons, chez Whybook).

Reconnaissant que sur 28 références différentes d’œufs (bio, plein-air et cages) en magasin, 18 sont bio ou plein air un nombre qui « va croissant depuis quelques années », Serge Papin affirme ne pas vouloir le faire pour « ne pas imposer un choix » à ses clients dont « certains ne veulent pas ou ne peuvent pas payer leurs œufs plus chers ».

Une réponse sincère mais décevante

Le patron de la chaîne de grande surface regrette en outre « la méthode employée par L214 est malheureusement contre-productive chez Système U (…) plus visés que d’autres alors que nous agissons sur nos produits ou en passant des accords avec des producteurs agricoles pour améliorer les conditions d’élevages ».

A l’arrivée, les moutons de Whybook n’ont donc semble-t-il pas permis de faire vraiment avancer le bien-être des poules chez les éleveurs travaillant pour Système U. Les 29 personnes qui ont évalué la réponse de Serge Papin ont plutôt estimé qu’elle n’avait pas « répondu à leurs attentes et à leurs souhaits. » En revanche, ils ont plutôt jugé le « Grand Décideur » « sincère » et ayant « joué le jeu de la transparence ».

Aujourd’hui, Whybook espère multiplier les partenariats avec d’autres ONG pour relayer et accroître la visibilité de leurs actions.

L'AUTEUR
Simon Barthélémy
Simon Barthélémy
Journaliste, rédacteur en chef de Rue89 Bordeaux

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