Centrale nucléaire du Blayais : des associations interpellent le préfet
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Centrale nucléaire du Blayais : des associations interpellent le préfet

Des pastilles d'iode comme celles-ci sont distribuées dans le Blayais et le Médoc (ASN)

Des pastilles d’iode comme celles-ci sont distribuées dans le Blayais et le Médoc (ASN)

Dans une lettre commune adressée au préfet de la Gironde, six associations de protection de l’environnement s’inquiètent de la protection des populations voisines de la centrale nucléaire du Blayais, alors qu’a démarré la distribution de pastilles d’iode dans les communes situées dans un rayon de 10 km autour de la centrale du Blayais.

Les signataires – Greenpeace, la Sepanso, la CLCV (confédération du logement et du cadre de vie), Nature Environnement 17, Adshg (association de défense du site et habitants de Haute Gironde) et Saintonge Boisée Vivante, demandent comment l’Etat « compte s’assurer de la bonne application des mesures prévues par le PPI », le plan particulier d’intervention adopté le 27 janvier dernier.

Elles souhaitent notamment savoir comment la préfecture va « s’assurer de la bonne distribution des pastilles d’iode aux habitants, salariés et personnes séjournant temporairement ou pas dans la zone » (vérification du nombre de retraits de boites dans les pharmacies, du stock disponible dans les entreprises y compris pour les saisonniers, dans les établissements d’enseignement et d’hébergement…).

Lors de la précédente campagne de prévention des risques lancée en 2009, seulement 50% des personnes concernées – 13 000 habitants des 19 communes – sont allées chercher en pharmacie ou se sont fait envoyer ces pastilles. Or en cas d’accident nucléaire, l’iode permet de protéger la glande thyroïde de la radioactivité.

Transparence

Les organisations écologistes demandent en outre à l’Etat quelles modalités seront prises pour « vérifier l’élaboration et la mise à jour des plans communaux de sauvegarde et la maintenance des signaux d’alerte », alors que, affirment-elles, une des communes concernées par le PPI, où ce plan est obligatoire, ne l’aurait pas mis à jour.

Enfin, si elles se réjouissent de la tenue de trois réunions publiques d’information préalables à cette campagne, les ONG s’étonnent que la préfecture de Gironde n’ait pas mis en ligne le PPI.

« Pour le consulter, il faut se rendre à la sous-préfecture à Blayes, ou à la préfecture à Bordeaux, indique Patrick Maupin, de Greenpeace. On nous oppose le caractère confidentiel de ce document, alors que la préfecture de l’Aube a rendu public celui concernant la centrale de Nogent-sur-Seine, où sont par exemple indiqués les points de captage d’eau ou les axes de circulation à contrôler en cas d’incident. Pourquoi c e qui est fait en aube ne l’est pas en Gironde ? »

Contactée par Rue89 Bordeaux, la préfecture de Gironde n’a pas souhaité apporter de réponses à ces questions, indiquant qu’elle les réservait aux associations.

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